l'OM bat Nice 3 à 1 au Vélodrome

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17 Septembre1956 l'OM bat Nice au Vélodrome 3 à 1 (1 - 1) 10014 Spectateurs
Arbitre Mr Sautel
OM DOMINGO, GRANSART, JOHANSSON, PALLUCH, SCOTTI, MOLLA, RUSTICHELLI, MARCEL, ANDERSSON, MERCURIO, DUCASSE Entraineur ROBIN
NICE COLONNA, BONVIN, GONZALES, NANI, MILAZZO, NUREMBERG, FOIX, FERRY, CORNU, MURO, FAIVRE Entraineur CARNIGLIA
BUTS FOIX (5'), SCOTTI (22'), RUSTICHELLI (53'), ANDERSSON (81')
Nice vient de subir à Marseille sa troisième défaite en cinq matches, une défaite qui ne lui laisse déjà plus d'espoir dans la course au titre national qu'il détient.
Le club azuréen a perdu trop de monde du fait de mutations et d'éliminations par blessures, pour prétendre se défendre contre les meilleures équipes du moment.
Certains critiquent, d'autres plaignent les dirigeants niçois.
La critique porte sur le système "urbi et orbi" des mutations et surtout sur l'abandon de Fontaine, de Poitevin et prochainement d'Ujlaki.
En fait, Ujlaki constitue l'ultime planche de salut à laquelle M. Charles et ses amis peuvent encore s'accrocher, car, avec les 19 millions que l'ailier droit international va faire entrer dans les caisses de son club, celui-ci peut encore aviser..
Mais si Nice est en mesure de trouver quelques sauvegardes dans un éventuel recrutement avant la limite officielle des transferts et dans la venue en forme d'éléments encore imparfaitement prêts, il ne lui est pas possible de croire aux miracles dans l'immédiat.
C'est pourquoi ce déplacement à Copenhague (contre Aarhus) pour la Coupe des Clubs Champion Européens prend la forme d'une exhibition sans issue.
Nice n'a pu marquer qu'un but par Foix, devant la défense marseillaise dans laquelle Johansson a pourtant commis pas mal d'erreurs. Et encore il a fallu un concours de circonstances particulièrement favorables pour que Foix arrivât à tromper Domingo.
Fort heureusement, Gonzalès, Bonvin (qui jouait à droite) Nurenberg et Milazzo se sont battus avec pas mal d'autorité devant l'excellent Colonna.
L'attaque niçoise n'a rien fait de vaiment bon à ce match Marseille-Nice (3-1) avec les deux ex-stéphanois Foix et Ferry à l'aile droite, le jeune Cornu au centre, et les deux ex-sochaliens Faivre et Muro à l'aile gauche.
Cette combinaison, essayée en dernière heure par Carniglia, était celle du coup de dés.
Elle n'a rien donné de valable, à l'exception des promesses formulées par le Corse Cornu.
Marseille a pris deux nouveaux points dans l'attente du renfort que doit lui apporter, si tout se passe bien, le groupe de M. Bettini.
Il y a des hommes de réelle valeur dans cette équipe, de l'"ancien" Scotti au jeune Molla, et la venue probable de Curyl et d'Ujlaki, précédant celle de Bonifaci, est pleine de promesses.
Elle va d'abord permettre de combler le vide que va laisser le puissant et volontaire Rustichelli, excellent et de donner plus de vivacité à l'aile gauche.
Elle permettra aussi, et cela est important pour l'équipe comme pour l'homme, d'utiliser Jean-Jacques Marcel à sa vraie place, celle de demi.
Car Marcel à Marseille, comme son ami Bonifaci à Bologne vaut essentiellement par son activité en position de retrait.
L'évènement du dimanche , pour les Marseillais, fut la grande partie jouée par le roublard Roger Scotti, le "Pipette" du football qui, en égalisant à la 22e minute sur une action strictement personnelle, permit à son équipe de prendre l'ascendant sur son adversaire. Le très beau but de Rustichelli fut celui de la victoire, une victoire méritée qu'entacha le troisème but marqué injustement par Andersson.