OM PSG 4 - 2, premier Clasico

Résumé OM
Dimanche 12 Décembre 1971, Championnat de France Division 1, 18e journée au Stade Vélodrome :
OM – PARIS ST-GERMAIN F.C. 4 - 2 (2 - 1)
18 798 spectateurs.
Arbitre : M. Amiotte.
Buts : Bosquier 13eme, Skoblar 18eme, Prost 44eme, Couécou 50eme, Prost, 73eme, Skoblar 83eme
OM : Carnus – Hodoul, Bosquier, J. Zvunka, Kula – Gress, Novi – Magnusson, Bonnel, Skoblar, Couécou (Di Caro, 73eme). Entraîneur : Leduc.
PSG : Delhumeau – Djorkaeff, Solas, Mitoraj, Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Arribas ( Béreau, 76eme) – Bras, Prost, Guignedoux, Hallet. Entraîneur : Phélipon.
Jean Louis Léonetti jouait avec le PSG
Formé à l'OM, Jean-Louis avait remporté à 19 ans la Coupe Drago (ancienne coupe de la ligue)

A 17 ans et demi, il jouait -et déjà fort bien- en équipe première de l'O.M.
Il effectua son premier match à Reims à l'aile droite.
Lire la suite
But de Bosquier Meilleur joueur Français des Années 60 Lire la suite
Bernard, quels souvenirs avez-vous du premier OM-PSG de l’histoire en 1971 [victoire de l’OM 4-2] dans lequel vous ouvrez le score ?

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs du match en lui-même. On avait gagné 4-1 je crois (sic). Mais par contre j’ai encore en tête les images de mon but. Je fais un une-deux avec Josip Skoblar, je me retrouve face au gardien du PSG, je frappe et je marque ce but. Ce qui ne m’arrivait pas souvent (rire).

De quel œil les joueurs de l’OM voyaient débarquer cette équipe du PSG, toute nouvelle à l’époque ?

Vous savez, personne n’y faisait trop attention à cette équipe de Paris à ce moment là. Il y a avait déjà le Paris FC d’ailleurs, contre qui on jouait régulièrement en Division 1. Et puis à l’époque c’était la guerre avec l’AS Saint-Etienne, qui avait gagné le titre lors des quatre années précédentes. Nous on voulait battre les Verts. Surtout moi qui évoluait là-bas [de 1966 à 1971] avant de rejoindre l’OM. En revanche, le match contre le PSG ce n’était même pas du niveau d’un «derby» comme contre les équipes du sud.

Vous souvenez-vous de quelques joueurs du PSG de l’époque ?

Aujourd’hui évoquer Bernard Bosquier c’est s’exposer à une même réaction : «Ah ouai, le mec qui fait les stages de foot?». Mais au-delà de cette image un peu ringarde, époque vignettes Panini, le grand défenseur français des sixties (42 sélections, 3 buts) et ex-marseillais est aussi le premier buteur de l’histoire d’OM-PSG. La classe quoi.

Bernard, quels souvenirs avez-vous du premier OM-PSG de l’histoire en 1971 [victoire de l’OM 4-2] dans lequel vous ouvrez le score ?

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs du match en lui-même. On avait gagné 4-1 je crois (sic). Mais par contre j’ai encore en tête les images de mon but. Je fais un une-deux avec Josip Skoblar, je me retrouve face au gardien du PSG, je frappe et je marque ce but. Ce qui ne m’arrivait pas souvent (rire).

De quel œil les joueurs de l’OM voyaient débarquer cette équipe du PSG, toute nouvelle à l’époque ?

Vous savez, personne n’y faisait trop attention à cette équipe de Paris à ce moment là. Il y a avait déjà le Paris FC d’ailleurs, contre qui on jouait régulièrement en Division 1. Et puis à l’époque c’était la guerre avec l’AS Saint-Etienne, qui avait gagné le titre lors des quatre années précédentes. Nous on voulait battre les Verts. Surtout moi qui évoluait là-bas [de 1966 à 1971] avant de rejoindre l’OM. En revanche, le match contre le PSG ce n’était même pas du niveau d’un «derby» comme contre les équipes du sud.

Vous souvenez-vous de quelques joueurs du PSG de l’époque ?

Euh… (il hésite). Il n’y avait pas Othniel Dossevi [premier joueur africain du PSG qui rejoindra le club l’année suivante]?

Non. Mais il y avait Arribas, Jean Djorkaeff ou Michel Prost…

Ah oui Prost! Un bon attaquant.

Les Marseillais vous en parlent souvent de ce but contre le PSG ?

Non. Vous êtes le premier à vous y intéresser en fait (rire). Sérieusement, comme à l’époque il n’y avait pas encore cette rivalité, les gens n’y ont pas accordé plus d’importance que ça. Ce qui comptait c’était notre titre de champion en fin de saison. Je n’en ai pas tiré de gloire de ce but.

Comment était l’atmosphère autour du match et sur le terrain ?

C’était évidemment beaucoup moins houleux qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas tant de monde au stade [18 000 spectateurs pour le match OM-PSG de 1971]. Les médias n’avaient pas encore inventé le Clasico et il n’y avait pas de déclarations intempestives des présidents dans les jours avant le match. C’est vous les journalistes qui avez inventé cette rivalité entre Paris et l’OM en 1990. Pour l’OM c’était un match comme les autres.

Vous auriez aimé prendre part à un « Clasico », tel qu’on le nomme aujourd’hui ?

Je ne regarde jamais le passé. Je ne suis plus footballeur depuis un bon moment et je ne sais pas si j’aurai eu ma place dans ce foot là. Quand tu vois des joueurs comme Messi ou Ronaldo pfff… je n’étais pas à ce niveau là à l’époque. Mais le football est fait de cycles. Il y a eu de l’argent à Marseille dans les années 90, aujourd’hui c’est Paris qui en a un. Demain ça sera encore différent.
But de Skoblar