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| 29 mai 1976 Parc des Princes , OM bat Nancy 4 à 1 (1 - 0) Arbitre Mr Konrath 38284 Spectateurs OM CHARRIER, LEMEE, ZVUNKA, TRESOR, BRACCI, BUIGUES, FERNANDEZ, NOGUES, BOUBACAR, YAZALDE, BERETA Entraineur ZVUNKA Jules NANCY MOUTIER, PALKA, CURBELO, CARON, RACZINSKI, COHUET, RUBIO, PLATINI (RORA 64'), ROUYER, DI CARO, DUSSIER EntraineurREDIN BUT BOUBACAR (10' et 71'), YAZALDE (63'), BERETA (88') PLATINI (59') ci-joint Vidéo du site de l'ina.fr |
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S'il fallait s'en tenir aux indications fournies par le tableau d'affichage, on pourrait supposer que le qualification de l'O.M. pour la finale de la Coupe de France, au détriment de l'A.S. Nancy-Lorraine, a constitué une aimable formalité. 4 buts à 1, c'est là un gros score, à ce stade de la compétition. Pour l'avoir réalisé il faut s'être assuré une assez large supériorité technique, tactique ou psychologique. En théorie, du moins. La réalité telle qu'elle est apparue au Parc, devant un public nombreux (38.000 spectateurs) plutôt acquis à la cause lorraine, atteste de l'imposture de certains chiffres. Le 4 buts à 1 enregistré a traduit beaucoup plus sûrement les limites de Nancy qu'exprimé la force marseillais. |
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| Si la qualification des hommes du président Méric s'inscrit dans la logique
de la soirée, elle ne récompense pas de mérites particuliers.Cette saison,
l'O.M. s'était, en différentes occasions, montrée sous un jour plus séduisant.
Au Parc, elle a offert l'image d'une équipe fermée, et si l'on a pu invoquer son "expérience supérieure", c'est sans doute parce que Nancy contribue fortement à l'expression de celle-ci. Quand, dès le coup d'envoi, Marseille dévoila ses batteries stratégiques, on sut que les hommes au maillot blanc étaient plus décidés à vaincre qu'à plaire. |
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Un marquage individuel intégral, contrastant avec leur système défensif
habituel,beaucoup moins strict, des attaques de balle rageuses et déterminées,
le sacrifice d'un joueur (Fernandez) à la neutralisation du meneur de jeu
adverse, Michel Platini, il était clair que les Phocéens avaient remisé
aux vestiaires toute considération sentimentale.Nancy, il est vrai, inquiétait l'O.M. En championnat les Lorrains s'étaient imposés à deux reprises . De plus, l'équipe méridionale restait sur trois défaites consécutives, dans ce même championnat, la dernière, concédée à domicile devant Sochaux, ayant même été assortie du bonus au bénéfice des Franc-Comtois ! |
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| Et puis, pour cette demi-finale, on en revenait à la formule guillotine: terrain neutre et résultat sur une seule rencontre. Il s'agissait de ne pas se laisser surprendre. Autant de raisons incitant à la méfiance une formation ayant dû, en outre, se priver en dernier ressort de son gardien habituel, Migeon (grippé) remplacé par l'ancien titulaire, Charrier, auquel le Parc pouvait donner des complexes puisque c'est sur l'herbe d'Auteuil que son expérience internationale avait tourné court avant qu'il ne perde également sa place à l'O.M. | ![]() |
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Les pronostics généralement émis en faveur de Nancy, les Provençaux semblaient eux aussi, y croire. Devant une équipe qui, en choisissant de fermer le feu, trahissait inquiétude, Nancy possédait donc des atouts sérieux. Sa jeunesse, son esprit d'entreprise, la valeur de ses individualités marquantes (Platini, Rubio, Rouyer, Cuberlo en particulier) plaidaient en sa faveur. Encore convenait-il que ces atouts fussent exploités. Or ils ne furent d'aucun secours aux Lorrains. |
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Après l'ouverture du score par Boubacar, les Lorrains égalisèrent par Platini
de la tête mais son choc avec Marius Tresor lui fut fatal et il dut sortir
du terrain Victoire tactique Cette carence, faut-il l'imputer, comme le fit le président Cuny, à la jeunesse de ses joueurs dont une majorité se produisait, pour la première fois, devant un public aussi considérable ? L'argument, même s'il fournit un début d'explication, n'est pas totalement convaincant. Nancy, certes, a joué au dessous de la valeur qu'il exprime ordinairement. |
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| Elle se caractérise (et se trahit) par une construcion insuffisante. Elle ne choisit pas le contre systématique mais la recherche excessive de la dernière passe décisive amène ses représentants à négliger les possibilités qu'offre la progression collective. La circulation de balle y est trop heurtée pour que la mise hors de position de la défense advese soit obtenue de façon courante? Devant une équipe tirant le verrrou, comme c'était le cas pour l'O.M. l'autre soir, ces insuffisances ne pouvaient que se rouver aggravées. |
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