OM Olympique de Marseille

Coupe de France 1976 OM - Lyon 2 - 0

12 Juin 1976 Parc des Princes
OM bat Lyon 2 à 0 (0 -0)


Arbitre Mr Wurtz, 45661 Spectateurs
Buts Nogues (67eme), Boubacar (84eme)
OM Migeon - Lemée, G.Zvunka, Tresor, Bracci - Buigues, Fernandez, Nogues (Martinez 88eme) - Boubacar,Yazalde, Beretta
Entraîneur Jules Zvunka
Lyon De Rocco - Garrigues, Jodar, Mihajlovic, Domenech - Maneiro (Valette 74eme), Bernad, Cacchioni - Chiesa, Lacombe, Ferrigno -
Entraîneur Aimée Jacquet
Article Miroir du Football
L'O.M. doit à l'exceptionnelle valeur de Marius Trésor de ne pas avoir connu une saison plus difficile.
Sur toutes les trajectoires, coupant les courses, contrant les tireurs lyonnais alors qu'ils croyaient avoir le but ouvert, jaillissant pour intercepter, le capitaine marseillais a résisté au tourbillon des lyonnais pendant la première demi-heure et préservé un avenir qui ne s'annonçait guère brillant.
Recevoir la Coupe de France, son premier trophée, récompensait particulièrement ce grand défenseur.
L'OM a pris le dessus sur l'équipe Lyonnaise dans la deuxième mi-temps et c'est un tir lointain de Raoul Nogues qui a surpris le jeune et inexpérimenté gardien Lyonnais De Rocco
Il faisait aussi chaud que l'an dernier dans la marmite du Parc des Princes, et l'on aurait pu penser que les Lyonnais allaient asphyxier leurs rivaux.
Mais sur les cinq actions dangereuses inscrites à leur crédit au cours de cette nette domination Migeon n'eut pas à se manifeser, l'un de ses partenaires intervenant soit pour contrer le tir soit pour éloigner le danger.
La domination lyonnaise fut contre-carré par la présence réssurante de Marius Trésor .
Trésor revenait à longues enjambées sur Chiesa pour réparer l'unique faute qu'il commit dans le match : une passe interceptée par Lacombe et le vif argent lyonnais préféra un tir lointain plutôt qu'un tackle du "libero" marseillais (18e).
Trésor, encore, sur un une deux entre Bernad et Lacombe barra la route du but à l'avant-centre lyonnais (23).
Enfin, un bon mouvement collectif auquel participèrent Mihaijlovic et Garrigues vit Lacombe réussir une belle et dificile remise en retrait. Heureusement le tir de Ferrigno fut encore dévié de sa trajectoire, le but en l'occurence.
Mais les contre-attaques de Boubacar et Yazaldé provoquait la panique dans la défense lyonnaise.
C'est ce qui faillit se produire à la suite d'un coup franc provoqué par Domenech qui se frottait depuis le début avec Boubacar, sans que M. Wurtz ait jugé bon, jusqu'alors, de sortir le carton jaune alors que Noguès et Cacchioni avaient écopé de cet avertissement pour brutalité.
Sur l'aile droite, Béréta réussit à déborder et son centre lifté échappa aux mains du gardien qui se racheta instantanément pour mettre en corner la reprise de la tête de l'opportuniste Boubacar (25).
Quant au contre le plus dangereux, il se situa vers la demi-heure de jeu. Yazalde reprochant à Noguès de l'avoir oublié au moment décisif. Comparativement, le bilan marseillais était beaucoup plus maigre que celui des Lyonnais.
Comme le Bayern à Glasgow face à Saint-Etienne, l'attentisme profitait puisqu'il avait evité de sérieux dangers.
Ce ne fut pas, un but sur coup franc mais une action où le hasard est encore plus grand. Il surgit après une période où la supériorité dans le jeu collectif des lyonnais se poursuivait.
Jusqu'au but heureux obtenu par le Franco-Argentin Noguès (65), les quelques espérances marseillaises de marquer provinrent des gestes et du déplacement incertain du gardien lyonnais De Rocco.
Quand le centre de Noguès prit directement le chemin du but,
De Rocco voulut boxer le ballon, mais son poing frappa le vide.
Par sa réussite, Noguès avait bien mérité de son équipe après avoir gâché, au cours de la première mi-temps l'unique occasion qui s'était offerte d'exploiter une contre-attaque.

Il préféra tirer, alors q'une remise de plus en plus en direction de Yazalde aurait permis à l'avant argentin de se présenter seul devant De Rocco.
L'Olympique de Marseille a repris à son compte les principes du Bayern : attendre l'adversaire au prix d'un solide marquage individuel et essayer de le surprendre comme ce fut le cas sur le second but, au terme d'une action rondement par le tandem Yazalde Boubacar.
A quelques minutes de la fin, ce tir victorieux de Boubacar rassurait les Marseillais.
L'O.M. tenait une neuvième Coupe de France acquise avec sérieux.
Ainsi la Coupe retourne sur la Canebière pour effectuer sa promenade préférée.
Une saison mouvementée, plutôt décevante en championnat.
Nous avions vu le meilleur de l'O.M.  contre Reims en quart de finale
Mais après la demi-finale efficace du Parc des Princes contre Nancy et le 4 à 1, on sentait bien qu'il ne pouvait arriver rien de bien grave aux Marseillais, surtout avec l'efficacité de Trésor et du tandem d'attaquant
L'OM pouvait bien fêter sa Coupe de France au Vélodrome devant son public quelques jours plus-tard, en attendant la redoutable Coupe d'Europe des Coupes et l'espoir de s'imposer sur le plan Européen.