OM Olympique de Marseille

Championnat de France 2012/2013 PSG logiquement

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On craignait en début de saison que le Paris-SG soit champion de Fran­ ce en mars.
Il l'a été au mois de mai, à trois journées de la fin, ce qui prouve que la concurrence - Lyon en première partie de saison, Marseille en seconde - s'est quand même accrochée.
Le suspense a duré un peu plus longtemps que prévu mais au fond, personne n'a jamais vraiment douté du sacre des Parisiens, qui n'ont pas lâché la première place depuis le 20 janvier.
Avec autant d'argent et de bons joueurs, le titre du PSG était programmé et on ne peut pas dire que les spectateurs aient été surpris par la fin du film.
Ce sera peut-être plus ouvert la saison prochaine avec la concurrence de Monaco, un duel de nou veaux riches.
Avec le meilleur buteur de Ligue 1, Zlatan Ibrahimovic (30 buts), Paris aura eu le mérite d'assumer ses responsabilités mais n'aura cependant récolté qu'un point de plus (83) que Montpellier la saison dernière. Laissera-t-il une trace indélébile ?
Oui parce que ce troisième titre de champion, après ceux de 1986 et 1994, aura validé la politique des propriétaires qatariens.
Sur le plan du jeu, en revanche, ce PSG-là et son 4-4-2 n'aura rien révolutionné et il ne faut pas oublier toutes les critiques qui ont accompagné cette équipe pendant la première partie de saison.
La nervosité de ses joueurs dans le sprint final, celle de ses dirigeants tout au long de l'exercice, la volonté de départ de son entraîneur, Carlo Ancelotti, et les graves incidents survenus place du Trocadéro, le 13 mai, lors de la remise du trophée, seront aussi autant de petites taches sur cette nouvelle ligne du palmarès parisien.
Derrière Paris, on attendait Lille mais c'est Marseille qui s'en est le mieux sorti, une saison où personne ne le voyait aussi haut, pas même ses dirigeants, qui avaient tablé sur une cinquième place.
L'OM a eu le mérite de commencer son Championnat par six victoires et de former un collectif très solide, à défaut d'être agréable à regarder.
Cet OM-là restera celui des 1 -0, du talent de passeur de Mathieu Valbuena (12 passes décisives) et de la renaissance d'André-Pierre Gignac (13 buts).
Lyon vient compléter ce podium assez rationnel (le même qu'à la trêve dans le désordre à part le PSG), où l'on retrouve les trois premiers budgets de L1, et les trois plus grandes villes du pays pour la première fois.
Obligés de disputer le troisième tour préliminaire puis, en cas de qualification, le barrage, les Lyonnais ne sont pas encore en C1 mais ils ont repris le fil d'une histoire vieille de quatorze ans, seulement interrompue la saison dernière.
Certaines surprises (Valenciennes, Lorient) de la phase aller se sont essoufflées une fois l'hiver passé et les deux vraies révélations de l'exercice sont à chercher du côté de Nice et Saint-Étienne (2e sur la phase retour), portés par deux attaquants en réussite, Dario Cvitanich et Pierre-Emerick Aubameyang (19 buts chacun).

Mais aussi par deux entraîneurs, dont l'un, Claude Puel, a brillamment rebondi après son échec lyonnais, et l'autre, Christophe Galtier, a gagné son premier trophée, la Coupe de la Ligue.
Parmi les déceptions, on citera le LOSC, privé de Coupe d'Europe pour la première fois depuis quatre ans, et aussi Montpellier, le champion sortant.
Quatrième à l'issue de la phase aller, Rennes a fait honneur à sa réputation quand les choses sont devenues sérieuses et s'est écroulé.
En bas du classement, Troyes, le seul promu à redescendre, a souvent bien joué au football mais cela n'a pas suffi alors que Nancy n'aurait pas été loin de l'Europe si la saison avait duré cinq mois.

Mais avec onze points après la phase aller, les Lorrains partaient de trop loin pour se maintenir.
Le troisième relégué, Brest, miné par les guéguerres internes, s'est quant à lui sabordé en beauté pour finir par onze défaites d'affilée.
Lors de la dernière journée, on savait depuis deux semaines que le Paris-Saint-Germain était champion de France.

On savait aussi que le géant suédois Zlatan Ibrahimovic, qui avait marqué à Lorient (3-1) son 30e but, terminerait largement en tête du classement des goleadores.
On savait aussi que Carlo Ancelotti (et David Beckham avec) disputait son dernier match sur le banc parisien.
La fin de match a toutefois été des plus cocasses avec l'expulsion de Ronan Le Crom et son remplacement dans les buts par le défenseur Mamadou Sakho, faute de portier disponible sur le banc, à la 81e minute.
Au coup de sifflet final, l'ancien Parisien Ludovic Giuly a fait des adieux professionnels émouvants, après avoir disputé 401 matches de Ligue 1.
Les Brestois (derniers) et les Nancéiens (avant-derniers) étaient aussi au courant avant de s'affronter pour du beurre (pour l'honneur, Nancy l'a emporté 2-1 en Bretagne) qu'ils ne reverraient pas la Ligue 1 la saison prochaine.
Quant aux Marseillais, déjà sûrs de retrouver, eux, la Ligue des champions l'an prochain grâce à leur fauteuil de dauphin du PSG, ils pouvaient fêter au Vélodrome les héros de la seule victoire française en C1, il y a tout juste vingt ans, face au Milan AC, avant d'affronter tranquillement Reims (0-0), dont les glorieux prédécesseurs sont encore plus anciens.
On aurait en revanche pas parié sur le fait que l'OGC Nice, vainqueur à Ajaccio (2-0) mais 6e avant cette dernière journée, allait coiffer sur le poteau Saint-Etienne et Lille – qui se sont neutralisés (1-1) dans le Nord – pour terminer 4e du championnat et gagner le droit de disputer le tour préliminaire de la Ligue Europa la saison prochaine.
Contrairement aux Verts (5e), qui avaient déjà leur billet pour les préliminaires de ladite Ligue Europa à la faveur de leur victoire en Coupe de la Ligue, les Lillois (6e) devront se contenter des compétitions nationales dans leur grand stade la saison prochaine.
Voila la mauvaise surprise de la soirée pour le club et son entraîneur Rudy Garcia, habitués aux joutes continentales depuis 2009.
Pour l'OM, c'est un bilan inespéré.

Elie Baup a tiré un rapide bilan de la saison qui s’achève et s’est déjà projeté vers la suivante.

On aurait bien aimé gagner. On a essayé d’amener des ballons vers le but adverse, on a des occasions mais on n’a pas su les traduire par un but. Je regrette que l’on n’ait pas inscrit un but.

Le bilan est fait par les chiffres : on est deuxième avec 71 points. Il est fait avec beaucoup de sueur, d’efforts et d’une qualification directe pour la Champions League avec un bon état d’esprit et beaucoup de générosité.
Dès le départ, je me suis jeté dans la bataille sans calcul.
Chaque pas, chaque victoire m’ont donné plus d’élan pour lutter face aux 19 équipes du championnat.

C’est le métier que j’aime, il y a de la lutte, de la bagarre et rien n’est facile.
Il y a eu des dernières minutes harassantes où l’on a renversé des résultats.

On a souvent souffert jusqu’à la 95ème minute mais au final, on a fait quelque chose de bien.
Il faut garder notre ligne de conduite. Initialement, notre saison, par rapport aux objectifs économiques, était une saison que l’on pourrait qualifier d’intermédiaire.

On est allé au-delà des objectifs et cela permet de bien entamer l’intersaison en termes d’approche pour la suite que ce soit dans la recrutement ou la travail.

Il faut garder cette dimension et cet état d’esprit. Nos efforts ne doivent pas être le fait d’une saison.

Il faut améliorer notre créativité et notre jeu offensif. Il faudra être plus concret dans la finition. On arrive à construire au milieu de terrain mais il faut plus de force et de qualité dans la finition.
Depuis quelques jours, on a apprécié notre saison en entrant progressivement dans la prochaine. On a préparé le stage et la préparation.

Depuis deux journées, il y a, inconsciemment, un comportement différent car on est assuré de finir à la deuxième place.

C’est un peu normal.
On travaille déjà pour attaquer la saison en sachant qu’il y aura des décalages dans le retour des joueurs puisque certains partent en sélection. On a anticipé ça. On va continuer à préparer la saison à venir et des éventuels renforts.
Vincent Labrune met en avant son bilan avec ce redressement financier et sportif cette saison.

Et se permet même un tacle sur l’AS Monaco. »Notre place n’est pas inespérée, c’est le fruit d’un gros travail. Ça ne marche pas à chaque fois, mais cette année, ça a marché et sincèrement, on est très content pour Elie, le staff et les joueurs qui ont tout donné. On les a beaucoup critiqués sur le jeu mais à un moment donné, ce qui est important quand on est à l’OM, c’est de ne rien lâcher. L’objectif, pour un club comme l’OM, c’est de finir de façon récurrente, régulière et systématique, sur le podium de ligue 1.
Amateur de bons mots et jamais avare en critiques, Bernard Tapie a été invité à s’exprimer sur le bilan de l’Olympique de Marseille 2013 dans les colonnes de La Provence.
Et étonnamment, l’ancien homme fort du club phocéen a été assez mesuré, voire même parfois élogieux.
« L’équipe est managée de main de maître pour arriver à compenser le manque de certaines individualités par une cohésion, un caractère et une organisation », a-t-il lancé avant de valider la nouvelle politique du club.
Champion de France : Paris Saint-Germain avec 83 points
Qualifiés pour la Ligue des champions : Paris Saint-Germain (1er) et Olympique de Marseille (2e)
Qualifié pour les barrages de la Ligue des champions : Olympique Lyonnais (3e)
Qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue Europa : Nice (4e) et Saint-Etienne (5e), vainqueur de la Coupe de la Ligue
Equipes reléguées en Ligue 2 : Troyes (18e), Nancy (19e) et Brest (20e)
Meilleure attaque : PSG avec 69 buts inscrits
Meilleure défense : PSG avec 23 buts encaissés
Meilleur buteur : Zlatan Ibrahimovic (PSG) avec 30 buts
Meilleur passeur : Mathieu Valbuena (OM) et Dimitri Payet (Lille) avec 12 passes décisives