OM Olympique de Marseille

Championnat de France 2006/2007

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Lyon au dessus du lot
Champion de France pour la sixième année consécutive, l’Olympique Lyonnais est entré dans l’histoire du football français. Irrésistible en début de saison, le club rhodanien a démontré qu'il existait un écart important avec les autres formations de Ligue 1 durant les six premiers mois, mais de nombreux accrocs sont apparus après le mercato.

L’élimination en 8es de finale de la Ligue des Champions contre la Roma a été durement ressentie tout comme la défaite en finale de la Coupe de la Ligue. Le groupe est apparu moins uni et les dissensions internes ont conduit Gérard Houllier à demander sa liberté, un an avant l’échéance de son contrat. Des soubresauts qui ne doivent pas faire oublier la nette domination de l’OL sur le championnat.
Bien qu’inconstant, l’Olympique de Marseille a réalisé une très belle saison couronnée par une seconde place synonyme de retour en Ligue des Champions.
Une réussite à peine atténuée par la défaite en finale de Coupe de France, durant la séance de tirs au but, face à Sochaux.
Les coulisses ont pourtant été agitées à l’OM avec l’épisode du vrai-faux rachat par Jack Kachkar. Le secteur sportif a pour sa part bien tenu la barre.
Le mérite en revient à Albert Emon qui dispose du soutien de son groupe et prône un jeu offensif assez rare en Ligue 1. L’OM doit désormais conserver ses meilleurs éléments pour espérer aller encore plus haut.
Samir Nasri a été la grande révélation de la saison et un bel avenir lui est promis
Toulouse est le grand gagnant de la fin de championnat. Sous la coupe d’Elie Baup, les joueurs de la Ville Rose ont obtenu le précieux sésame à la dernière minute de la dernière journée. Mais que cette situation va faire jaser. Vainqueur sur tapis vert à Nantes, Toulouse a dû attendre une tête de Fauvergue à Lille, dans le fin fond des arrêts de jeu, pour valider son billet. Tout cela n’est tout de même pas immérité. L’amalgame entre les anciens, Arribagé en tête, et les trouvailles, comme Elmander, a parfaitement fonctionné. Le club du président Sadran grandit à vitesse grand V. A lui de confirmer la saison prochaine sur le Vieux Continent.
Un monument du football français est tombé.
En danger depuis plusieurs saisons, le FCNA n’a pas pris les bonnes options pour redresser le navire chancelant et a payé au prix fort un recrutement manqué (Wilhelmsson, Boukhari, Adriano, Stojkovic).
Symbole de la déliquescence nantaise, la valse des entraîneurs avec les limogeages successifs de Serge Le Dizet puis de Georges Eo avant l’arrivée du tandem Der Zakarian-N’Doram.
L’épisode Barthez aura également perturbé un groupe déjà fragilisé par le manque de managérat fort.
La fin d’une époque a donc sonné à Nantes.
Pour le PSG, il s'agit de la pire saison de l’histoire du club. Plombé par une défaite d’entrée au Parc contre Lorient, le PSG a enchaîné les mauvais résultats et a même figuré dans la colonne faits divers avec la mort d’un supporter à la suite d’un match de Coupe UEFA face à l’Hapoel Tel-Aviv et de nombreux débordements lors de cette soirée. Des événements qui ont conduit à la fermeture partielle de la tribune Boulogne durant quelques mois. Sur le plan sportif, Guy Lacombe a payé la crise sportive et a été remplacé par Paul Le Guen. Longtemps relégable, le club parisien a peu à peu refait surface sous la direction du Breton et assuré son maintien lors de la 37e journée. Une saison à très vite oublier.
Mais Pauleta a quand même fini meilleur buteur du Championnat avec 15 buts.
Enfin, la Coupe de France est revenu à Sochaux contre un OM malheureux, rejoint à 4 minutes de la fin par un but de Le Tallec.
Djibril Cissé aura marqué deux buts dans cette finale, mais ils se sont avérés inutiles car Sochaux l'emporta aux tirs au but.

Lyon aura lui laissé la Coupe de la Ligue à Bordeaux dans les arrêts de jeu par un but de Enrique de la tête sur un corner.