OM Olympique de Marseille

Championnat de France 2000/2001

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2001 Et de huit pour les Canaris !

A quelques minutes près, durant la saison 1999-2000, les Canaris étaient cuits. Les Nantais n'ont en effet conservé leur rang parmi l'élite que lors de l'ultime journée, en gagnant au Havre. Cette fois, avec un groupe similaire, renforcé néanmoins par l'attaquant roumain Viorel Moldovan et le meneur de poche Stéphane Ziani, le club entraîné par le sage Raynald Denoueix, qui a porté treize ans les couleurs nantaises, a été sacré champion. Allez comprendre ! Le huitième titre de son histoire a été conquis au trente-troisième épisode du championnat. Nantes accueillait Saint-Etienne, son rival il y a un quart de siècle.
Un seul but a suffi, signé du Tahitien Marama Vahirua, le jour de ses 21 ans, pour vaincre des Verts auteurs d'une valse des entraîneurs, puis englués dans l'affaire des faux passeports communautaires. Le club forézien a hérité d'une sanction de sept points et descend en D2. "Il est difficile de vivre autant d'emmerdements en trois cent soixante jours", indique, dépité, le président Alain Bompard.
En revanche, à Nantes, tout a fonctionné. Eric Carrière et Mickaël Landreau ont donné le ton. Après un départ poussif, amorcé par une défaite à la maison face au Lens de Rolland Courbis et plombé le 6 septembre par une déculottée chez elle devant Bordeaux (0-5), la formation apôtre du jeu en mouvement a enchaîné les prestations de qualité, sachant aussi, à l'occasion, vaincre sur un score étriqué.
L'équipe a été constante, se transformant à domicile en rouleau compresseur depuis octobre : onze victoires et un nul. Finalement, l'un des résistants les plus coriaces aura été Lille, étonnant promu, mené par la poigne du Bosniaque Vahid Halilhodzic, ex-buteur des Canaris.
Dénué de star, l'effectif nordiste, à la solidarité exemplaire aura accompli un parcours étonnant, débouchant sur une qualification européenne. Lyon aussi s'est relevé un redoutable adversaire.
L'OL possédait sans doute l'effectif le plus riche d'Anderson à Marlet, de Govou à Edmilson, de Coupet à Dhorasoo. Ce qui explique les mots aigres-doux du puissant président Jean-Michel Aulas, évoquant l'indulgence des arbitres à l'égard des "Nantais aux gueules de gendres idéaux qui ont le privilège du coeur".
L'équipe rhodanienne, dauphin du FCNA se console avec la Coupe de la Ligue, son premier trophée depuis vingt-huit ans, remporté celui-là devant un Monaco indigne de sa saison précédente. Autrs déceptions : Strasbourg, qui, à force de louvoyer, a fini par toucher le fond, mais surtout le PSG et l'OM. paris, leader du premier tiers, a sombré, malgré Nicolas Anelka, et Luis Fernandez pour remplacer philippe Bergeroo ; tandis que Marseille évite de nouveau la relégation de justesse, en dépit du retour aux affaires de Bernard Tapie. Les messies ne sont décidément plus ce qu'ils ont été.
L'OM n'a pu se stabiliser durant cette saison.
Abel Braga est un entraineur sympathique qui essaye de créer un projet de jeu mais il ne fait pas l'unanimité.
Clemente lui succède et en fin de saison, Louis Dreyfus demande à Bernard Tapie de prendre les reines du pouvoir sportif.
C'est Ivic qui termine la saison avec un sauvetage de dernière minute.
A quand la stabilité?
Parcours de l'OM