OM Olympique de Marseille

OM Lille

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Lille bat l'OM 4 à 3 (3 - 2) au Stade Vélodrome devant 13499 Spectateurs
Arbitre Monsieur Barberan
Buts: STRAPPE (13' c.s.c.), RUSTICHELLI (27'), SCOTTI (78') DEVLAMINCK (25'), DOUIS (40' et 41'), WALZACK (79')
OM DOMINGO - MOLLA, MARCEL, PALLUCH - SCOTTI, MERCURIO - RUSTICHELLI, LEONETTI, ANDERSSON, JENSEN, CURYL
Entraîneur Jean ROBIN
Lille OSC VAN GOOL - PAZUR, DEBELLEIX, BIEGANSKI - NOVOTARSKI, STRAPPE - HEUTTE, DOUIS, DEVLAMINCK, BOURBOTTE, WALZACK
Entraîneur CHEUVA
"Ce succès va nous donner un sérieux coup de main au point de vue psychologique et nous en avions bien besoin."
C'est André Cheuva qui s'exprime ainsi, un André Cheuva toujours très calme, mais heureux de cette première victoire de son équipe, victoire particulièrement convaincante à un double titre, puisque obtenue sur terrain adverse, dans un style fort plaisant, même si à partir de la 62e minute Lille dut faire des prodiges pour protéger sa faible avance d'un but.
L'action de Douis fut déterminante. Non seulement le grand inter lillois qu'on n'avait jamais vu aussi bien jouer à Marseille fut à l'origine des plus beaux et de la plupart des mouvements offensifs de son équipe mais ce fut lui qui, en dix minutes, renversa la situation par deux buts remarquables de soudaineté, de précision et de force.
Douis sut évidemment adroitement et victorieusement exploiter la trop grande liberté d'action que lui laissa Mercurio promu demi au dernier moment.
L'absence de Gransart, à ce point de vue, pesa lourd dans la balance.
Elle mit Jean Robin devant un problème. Deux solutions se présentaient à lui :
1° : Ne rien modifier à l'équipe prévue et remplacer Gransart par l'amateur Ramon ;
2° : Modifier son équipe et faire rentrer Jensen en attaque.
Il crut bien faire en adoptant la deuxième solution. mais la première eût-elle été plus heureuse.
Malgré cet échec Jean Robin garde confiance :
"Avec la rentrée de Johansson et de Gransart l'équipe retrouvera sa stabilité en défense."
Cette rencontre après un début assez hésitant des deux équipes a dans l'ensemble, en dépit de la défaite de l'équipe locale, satisfait le public dans sa majorité; elle a été palpitante jusqu'au bout, animée et jouée rapidement.
Pierre Pibarot qui assistait à la rencontre l'a même trouvée plaisante.
L'entraîneur national qui a noté évidemement Douis etMarcel, qui, selon lui, a éprouvé pourtant un peu de mal à s'acclimater à son rôle d'arrière-central, estime que Lille l'a emporté grâce à un esprit de corps plus affirmé et une unité morale plus complète, sans doute !
Mais le tournant du match se situa, selon nous, à la 30e minute l'O.M. menait par 2 buts à 1 Andersson qui n'a pas encore complètement éléiminé les kilos superflus pris durant l'inter-saison n'arriva pas assez vite pour détourner dans les buts de Van Gool une balle centrée par Jensen à la suite d'une très belle action de Rustichelli.
A 3-1 on peut penser que le match était couru.
Si Lille, plus constant dans son effort, a mérité son succès l'O.M. n'a pas mérité de perdre sur sa deuxième mi-temps, mais la trop grande liberté prise par certains défenseurs en première mi-temps a pesé lourd dans la balance.

En attaque, le trio central Leonetti-Andersson-Jensen, pas encore en condition, ne put que rarement épauler l'action des deux rapides ailiers Rustichelli et Curyl.
Mais la grosse déception de cette rencontre, en plus de la défaite marseillaise, a été Heutte qui selon les Lillois manque de condition et qui selon Jean Robin vaut mieux, beaucoup mieux que ce qu'il a montré dimanche à Marseille.
Alors qu'Yvon Douis a illuminé le match de sa classe.