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Les lumières se sont éteintes sur le Vélodrome avec la déception de la défaite contre Milan. L’OM a mis du rythme en seconde mi-temps, mais les petits détails ont encore fait la différence comme contre Liverpool la saison dernière. Mais, il faut déjà passer à autre chose et se tourner vers Samedi où les Olympiens recevront Montpellier, véritable surprise de ce début de saison. |
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Souvenirs, souvenirs. Il y a un peu plus de onze ans, le 22 Août 1998, les hommes de Rolland Courbis réalisaient un exploit considérable en remontant quatre buts aux Languedociens pour gagner par 5 à 4 avec un but sur penalty de Laurent Blanc à la dernière minute. Le match le plus fou de l’histoire Olympienne. Avec le « Droit au but », jamais, sans doute, la devise de l’Olympique de Marseille n’avait aussi bien collé aux basques d’une soirée renversante. Neuf buts, soit un toutes les dix minutes, c’est ce que retiendront abruptement les statistiques. |
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| Mais, en fait, durant l’espace d’une heure et demi, on est passé par toutes les émotions que l’on soit Marseillais ou Montpelliérain. Et zéro à quatre à la mi-temps, de mémoire d’Olympien, on n’avait jamais vu ça. Constat signé Rolland Courbis : "Pendant quarante-cinq minutes, nos adversaires ont parfaitement joué le coup et marqué quatre buts en cinq occasions. Une efficacité monstrueuse, largement facilitée il est vrai par notre propre production. Nous n’étions même pas mauvais, nous étions carrément ridicules ! J’avis même déjà commencé à préparer les excuses, tellement j’avais honte". |
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L’entraîneur de l’OM tentait de trouver un début d’explication à cette faillite collective : "Ce n’est pas difficile, personne n’était pas en place, ni à sa place. Un vrai chantier ! Là, nous avons vu que nous étions toujours en pleine construction .Et si à l’intersaison nous avions promis d’aligner quatre joueurs à vocation offensive ( Pires, Gourvennec, Maurice et Ravanelli en début de match) tout en essayant de conserver notre solidité défensive, on a pu s’apercevoir de la difficulté de notre tâche. Pour Laurent Blanc, onze joueurs semblaient perdus sur le terrain. Sans aucun liant. |
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Un sentiment de désordre et de malaise que Robert Pires vécut, pour sa part, assez mal : "Lorsque vous arrivez dans un club comme l’OM, vous vous faites une joie de jouer au Vélodrome. Mais là, en l’espace de quarante-cinq minutes, je me suis retrouvé en plein cauchemar. J’avais l’impression d’être sur un bateau qui coulait petit à petit, qui faisait naufrage. Les buts défilaient et on ne faisait rien pour freiner notre chute." "Mener 4-0 à la mi-temps avait un côté un peu surréaliste qui m’inquiétait, avouera plus tard l’entraîneur de Montpellier, Jean-Louis Gasset. |
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Courbis, Gasset, Courbis, décidément, onze après, on retrouve toujours les mêmes. Malheureusement pour les hommes de Louis Nicollin, la rêverie s’arrêta à la pause, comme si l’esprit offensif avait oublié de changer de côté à la mi-temps. |
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| Un changement de physionomie également dicté par la foi de Courbis transmise à ses troupes lors de la pause. "En continuant de la sorte, on risquait de rentrer aux vestiaires en fin de match avec six ou sept buts dans les valises. A domicile, cela fait un peu désordre ! Alors, j’ai simplement rappelé aux gars que nous avions une mi-temps pour prouver que nous avions quelque chose dans le pantalon. C’est toujours facile à dire, mais c’est très réconfortant lorsqu’on arrive à ce résultat." | ![]() |
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Menés 0-4 à domicile, après avoir perdu à l’aller 0-1, nous avions finalement gagné 6-4 en inscrivant le but de la qualification dans les ultimes secondes. C’est marrant, mais j’ai pensé à ce match à partir du moment où nous avons marqué notre second but" Pour la petite histoire, Maurice sauva l’honneur à l’heure de jeu, imité 3 minutes plus tard par Dugarry qui remit le couvert à 20 minutes de la fin. Roy égalisa à la 84eme minute et Laurent Blanc ne manqua pas de transformer le penalty vainqueur à la dernière seconde. Comme si c’était inéluctable dans la magie du Vélodrome !!! |