OM Olympique de Marseille

Marseille, du bleu au coeur

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Trois Marseillais ont été sélectionnés pour rencontrer l’Espagne. Mandanda, Cheyrou et Ben Arfa profitent des bons résultats de leur équipe, et ont peut-être une chance de participer à la Coupe du monde en Afrique du sud.

Malgré tout, Raymond Domenech ne leur a pas procuré la moindre minute de match face aux Espagnols (0 - 2)

Cela leur permet d'ailleurs de conserver la dynamique de la victoire, on se console avec ce qu'on peut.
On sait que Marseille la rebelle n’a jamais eu les faveurs des sélectionneurs, si ce n’est Michel Platini qui sélectionna bon nombre d’olympiens durant la période de 1988 à 1992 où l’OM écrasa le Championnat. On y vit huit Olympiens réaliser une superbe victoire en Pologne 5 à 1 en Août 1991.

Angloma, Boli, Casoni, Amoros, Sauzée, Deschamps, Durand et Papin.Mais c’est l’exception qui confirme la règle.
En dehors de ces périodes, ce fut la portion congrue, et celà ne date pas d’hier.Avant la guerre, une des plus belles équipes Olympiennes, celle qui remporta le titre en 1937 et la Coupe en 1938 et qui dominait le Football Français avec le FC Sochaux ne vit que quelques sélections épisodiques de Bastien et d’Aznar, pourtant le meilleur canonnier de l’époque. Laurent Di Lorto eut les faveurs de la sélection, mais quand il quitta l’OM pour le FC Sochaux.
Durant l’occupation, Aznar ne fut pas sélectionné alors qu’il était le meilleur attaquant Français, ce qui provoqua les sifflets du Vélodrome lors du match perdu par la France contre la Suisse en 1942.
Après la guerre, l’OM Champion en 1948 n’eut aucun joueur sélectionné, tandis qu’un des meilleurs footballeur des années 50, Roger Scotti, le recordman des matches Olympiens, ne joua que deux fois à 10 ans d’intervalle, la dernière à 31 ans où il musela le grand Ferenc Puskas.Dans la grande équipe de Marcel Leclerc, celle du titre 1971, seul Jacki Novi et Charly Loubet furent appelés par Georges Boulogne, pas de trace de sélection des Joseph Bonnel et Gilbert Gress, pourtant au sommet de leur forme, et des formidables arrières latéraux Lopez et Kula.
On remarque quand même que les sélectionnés Olympiens dans ces périodes étaient des joueurs déjà installés en équipe de France et qui rejoignaient l’OM après coup, comme Djorkaeff, Artelesa, Bosquier ou Carnus.Notre ami JeanPaul Escale, remarquable gardien de l’époque, nous confia même que Georges Boulogne lui dit qu’il ne le prenait pas car il avait déjà un boute en train dans l’équipe, le célèbre Marcel Aubour...
Seul Marius Trésor traversa dix ans de sélections, battant le vieux record de Roger Marche. Quelques joueurs comme Victor Zvunka, Charrier pour un match, ou Berdoll furent appelés au compte goutte. Giresse, Genghini, Tigana, Domergue jouèrent eux aussi à Marseille, mais bien après leur dernière sélection.Après les années Tapie où il était difficile d’oublier les Olympiens tant ils dominaient le football français, on se rendit compte que la dynamique de la victoire de 1993 allait propulser d’anciens Marseillais en équipe de France pour le triomphe de 1998.
Laurent Blanc et Christophe Dugarry jouaient à L’OM à ce moment-là, mais Fabien Barthez, Didier Deschamps, Marcel Desailly, piliers de cette équipe de France championne du monde, plus Alain Boghossian avaient quitté le club depuis quelques années, tandis que Robert Pirès, Bixente Lizarazu et Frank Leboeuf rejoignirent l’OM un peu plus tard.Après, avant, mais pas souvent pendant, telle est la relation France/OM. Les exceptions demeurent, bien sûr, tels Trésor, JPP et Franck Ribéry.
Enfin, il ne faut pas oublier que deux Marseillais les plus célèbres, Zinédine Zidane et Eric Cantona firent le bonheur de l’équipe de France, mais Zizou ne fut jamais Olympien tandis que The King of Manchester ne joua de manière qu’épisodique sous le maillot blanc.Alors, je t’aime, moi non plus, les Marseillais ont vraiment du bleu au cœur.

A moins que pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud....