OM Olympique de Marseille

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Evaeverson Lemos dit Brandao a marqué le but de la victoire dans son style particulier de démantibuleur de défense, d'une tête sur un corner de Ben Arfa, en s'élevant au-dessus de toute la défense Lilloise.
Brésilien, on ne peut pas dire que l'avant-centre Olympien offre les caractéristiques d'un carioca, mais on ne peut nier son efficacité à un moment où Didier Deschamps se pose la question du choix avec Morientès, dont on ne peut comparer les caractéristiques, même si l'entraîneur Olympien souhaite les voir évoluer dans un contexte tactique similaire.
Vu le nombre de matches à jouer pour la saison, avec la Champion's League et les Coupes Nationales, nul doute que les deux joueurs vont être nécessaires et offrir les combinaisons offensives aux flêches Mamadou Niang et Baki Koné.
Mais pour en revenir à notre Brésilien, il était interessant de refaire une projection du passé pour voir quelle a été l'influence Brésilienne dans l'histoire du club Marseillais.
Tout d'abord, le plus ancien fut le célèbre Gardien de but Jagaure de Besvecoune dit Vasconcellos.
Né à une date indéterminée (il l'ignorait lui-même), le Jaguar est l'un des héros quasi mythique de la grande aventure olympienne dont il occupa les cages de 1936 à 1939 avec un titre de Champion et une Coupe de France.
Ses arrêts étonnants comme ses fantaisies dans la cage et sa verve intarissable firent de ce gardien mulâtre venu de Vasco de Gama via Barcelone l'une des grandes attractions de l'O.M. des années trente.
Il est mort pendant la guerre, au Brésil, dans des circonstances mystérieuses.
Dans les années 50, on vit le sobre Constantino et le fantasque Amalfi animaient l'attaque Olympienne l'un après l'autre, et durant deux saisons.
Yéso Amalfi qui possédait une technique éblouissante se montrait facétieux durant une partie, se permettant de se mettre debour sur le ballon et de regarder au loin avec sa main sur le front quand ses coéquipiers ne se démarquaient pas.
Il faut dire qu'il était un peu feignant, comme on dit à Marseile, mais quelle classe!!!
En 1962, l'OM qui n'arrivait pas à monter en Première Division vit arriver sur la Canebière un entraîneur curieux du nom d'Otto Gloria.
Avec des recettes simples (c'est la ballon qui court, moins les joueurs), il redressa une situation compromise et fit acceder les Marseillais à l'étage supérieur.
Il retourna au Brésil à l'intersaison au grand dam du Président Zaraya, mais permit au Portugal d'Eusébio d'acquérir la 3eme place à la Coupe du Monde de 1966.
Puis ce fut le feu d'artifice durant la saison 1974/1975 avec les Champions du Monde Jairzinho et Paulo Cesar.
Skoblar stoppa sa carrière à 34 ans à l'arrivée des deux phénomènes qui réussirent des parties de folie mais tout se termina en eau de boudin au Parc où l'OM fut éliminé par le PSG en 1/4 de finale de la Coupe.
Paulo bouscula l'arbitre, mais c'est Jairzinho qui s'accusa de lui même, provoquant une longue suspension.
Tous les deux quittèrent l'OM et retournèrent au Brésil mais Paulo revint souvent dans la région Marseillaise faire la fête et à l'occasion, continue à faire quelques matches avec les anciens Olympiens.
Paulo fut aussi l'acteur d'un épisode célèbre du club Marseillais.
Il oublia de se réveiller lors d'un déplacement à Saint-Etienne, et c'est en maillot de bain qu'il fit du stop pour rattraper le car des Olympiens (on était début Mai).
Il ouvrit quand même le score à Geoffroy-Guichard mais l'OM s'inclina 4 à 1.
On ne peut passer sous silence l'influance dans la grande équipe de Bernard Tapie de José Carlos Nepomucemo, dit Mozer, à qui les dirigeants de Flamengo firent subir un traitement car il le trouvaient chétif.
Il devint un libéro monstrueux, précurseur de la garde noire Boli Desailly, rapide et intraitable, irresistible dans le jeu de tête, et redouté de tous les attaquants Européens.
Sonny Anderson arriva à l’OM à 23 ans en provenance du Servette de Genève fin 1993, après le triomphe de Munich et le désastre de Valenciennes. (on ne fait vraiment rien comme les autres, à l’OM). Ce fut la dernière trouvaille de Bernard Tapie et il réalisa une demi-saison pleine de promesses en marquant 16 buts en 20 matches. C’est à Monaco, à Barcelone et à Lyon qu’il connut plus tard la consécration.
Plus près de nous, on vit sur la Canebière un grand nombre de joueurs Brésiliens faire des passages rapides, certains avec talent comme Fernandao ou André-Luis, d'autres vraiment quelconques comme Dill ou André-Luiz, d'autres plus réguliers comme Ferreira ou Costa, et d'autres que l'on a oublié depuis longtemps.
Mais c'est bien Brandao qui a repris le flambeau de Vasconcellos, Amalfi, Otto Gloria, Jairzinho, Paulo Cesar, Mozer et Sonny Anderson, et qui rentrera peut-être dans la légende Olympienne en marquant le but vainqueur en finale de la Champion's League.
Mais ça, c'est une autre histoire.