OM Olympique de Marseille

A Marseille, le soleil se lève tous les jours à l’Est

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4 septembre 2009 à 09:11
La trêve internationale va permettre à l’OM de souffler un peu et de récupérer un organisateur de jeu qui semble tant lui manquer aujourd’hui.

L’animation offensive doit être améliorée et la rentrée de Lucho Gonzales pourrait permettre au jeu Olympien de prendre de l’oxygène.

L’absence de Lucho a pesé.
« Elle fut très préjudiciable pour nous dans ce domaine » concède d’ailleurs Didier Deschamps . « Je ne vais pas tout mettre sur son dos car, même sans lui, il y a des choses à améliorer dans la relation milieux/attaquants et dans la complémentarité entre attaquants. C’est la partie la plus difficile mais aussi la plus intéressante à travailler. »
Au Mans, on aura peut-être un visage Marseillais plus en phase avec les espoirs suscités en ce début de saison.
Mais, puisque trêve il y a, autant souffler un peu sur la réalité Marseillaise et regarder vers l’Est, là où nous attendent les Roumains et les Serbes, bien préparés à nous proposer de sérieuses désillusions.
Comme le dit Domenech, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens, mais les lumières de la salle de danse vont bientôt s’éteindre et c’est dans une semaine qu’on saura si on y va (En Afrique du sud !!!).

A l’Est, justement, on va y retourner en se penchant sur le passé Olympien, car c’est de ce coté-ci que le soleil s’est souvent levé sur l’OM. On ne va pas revenir sur un lever de soleil sur les calanques, avec l’ ile de Riou, c’est pas la peine de vous faire un dessin, il n y a rien de plus beau. Enfin, pour un Marseillais.
Non, je vais vous parler de ces joueurs venus d’Europe centrale et qui ont illuminé le Stade Vélodrome.

On pense d’abord aux Hongrois, avec tout d’abord Willy Kohut, un ailier gauche qui possédait une frappe de balle qui cassait les barres transversales (c’est mon père qui l’a dit, donc je le crois). Il joua de 1933 à 1939 et participa à la Coupe du Monde de 1938 où la Hongrie parvint en finale. Il fut certainement la première star étrangère de l’OM.
Son compatriote Joseph Eisenhoffer joua quatre finale de Coupe de France (34, 35 et 40). C’était un extraordinaire meneur de jeu, un peu enveloppé mais très efficace. Il fut également entraîneur, notamment durant le début de l’occupation tout en continuant à jouer. Le petit Nagy venait de Transylvanie, un ancien territoire Hongrois rattaché à la Roumanie (tiens donc !!!). Tout petit (1m62) mais très grand joueur, il occupait le poste d’ailier droit ou d’inter. Il fut champion de France en 1948. On peut citer aussi Meister, Acht, Sas.
Les joueurs de l’ancienne Yougoslavie furent aussi des éléments importants dans l’histoire Olympienne. Comment ne pas citer le plus grand d’entre eux, Josip Skoblar, auteur de 44 buts lors de la saison 1970/1971. Il marqua 151 buts en championnat et fut peut-être (c’est mon avis) le plus grand joueur de toute l’histoire Olympienne. Ah Josip, que de Dimanche après-midi fabuleux au Vélodrome, que de frappe de l’extérieur de folie dans les cages des gardiens adverses. Josip devint Croate quand le bloc de l’Est éclata mais il disputa la Coupe du monde pour la Yougoslavie en 1962 au Chili.
Une douzaine d’année plus tard le règne de Josip, on vit arriver sur La Canebière un ailier gauche nommé Zarko Olarevic. Certes, c’était la D2, mais Zarko se régala pour renforcer les minots et les faire monter à l’étage supérieur, rendant son honneur à l’OM. Que de coup-francs enveloppés dans les cages adverses, un pied gauche fantastique pour ce joueur qui avait 33 ans quand il arriva à l’OM. Il fut entraîneur en 1985/1986 et amena l’OM en finale de la Coupe mais il ne survécut pas à l’arrivée deTapidalgo.
Blaz Sliskovic lui succéda, joueur excessivement doué, mais pas très fanatique de l’entraînement. Une saison et puis s’en va, dommage car le bougre avait du talent.
Pixie Dragan Stojkovic fut l’affaire de l’année 1990. Meneur de jeu de l’Etoile Rouge de Belgrade et de l’équipe de Yougoslavie qui disputa sa dernière Coupe du Monde cette année-là en Italie.
Le plus doué techniquement peut-être de tous les joueurs passés à l’OM. Art du dribble, sens du jeu, précision à la Platini de la passe longue, avec énormément de vivacité. Hélas, Pixie se blessa gravement au genou et sa carrière de haut niveau s’arrêta à son arrivée à Marseille, même s’il montra l’étendue de son talent à quelques occasions.

Le hasard l’emmena en finale à Bari contre son ancien club de l’Etoile Rouge. Raymond Goethals ne le fit rentrer qu’à la 111eme minute. On se demande encore pourquoi !!! Demandez à ses adversaires, tous heureux de ne pas se coltiner le Dragan.
Deux ans après, Bernard Tapie lança à la place de JPP parti à Milan un quasi inconnu de 22 ans, Alen Boksic , un Croate, qui se morfondait sur le banc depuis une année. Il fut si efficace cette année là qu’il marqua 23 buts en Championnat et amena l’OM en finale pour une victoire à Munich en Champion’s League en inscrivant le but victorieux à Bruges. Alen devint ensuite l’un des meilleurs attaquants d’Europe à la Juventus notamment.


Vedran Runje, autre Croate, fut aussi un sacré gardien à l’OM à partir de l’année 2001. Très aimé du Vélodrome, des relations tendues avec Alain Perrin et le retour de Fabien Barthez fin 2003 le firent retourner au Standard de Liège. Il garde aujourd’hui les buts du RC Lens.
D’autres joueurs d’Europe centrale vinrent jouer sur le rectangle vert du Vélodrome, on pense à Trskan, Olej, Vachousek, mais on n’oubliera pas de si tôt Lorik Cana, grand capitaine Albanais d’Erik Gerets qui fut la pièce maitresse du milieu Marseillais durant ces quatre dernières années. Bonne chance à lui à Sunderland.

En attendant un prochain lever de soleil.