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| Face à Lyon, l'OM a disputé sa 27e finale. Et que ce soit dans la victoire
comme dans la défaite, ce fut à chaque fois bien à part. Marseille oblige.
Ca y est, c'est fait. Après 17 années de disettes, le peuple Marseillais a de nouveau gouté aux joies de la victoire avec cette Coupe de la Ligue, singulièrement rehaussée par l'adversaire de la finale, le Champion de France Bordeaux. Avant toute chose, il faut se rappeler que l'OM disputait sa 25eme finale, ce qui est assez exceptionnel si on y ajoute que cela s'étale sur 86 ans et que pas une décennie ne s'est passée sans voir les Marseillais jouer le match de la dernière marche. |
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25 finales, 13 victoires, 3 nuls, 9 défaites, sur le plan comptable, c'est
positif sans oublier que deux nuls furent sanctionnés par des défaites
aux tirs au but et par un match à rejouer. Comme quoi, l'OM ne sait pas
jouer les gagne-petit, pour soulever la Coupe, il veut l'emporter sur le
terrain, et sans les prolongations, sauf la première contre Sète en 1924.
Il était nécessaire aussi de reprendre une spirale positive qui s'était dégradée depuis 1986 avec seulement deux succès sur dix finales. Un peu trop à notre goût.. Et c'est certainement cette frustration accumulée qui a déclenché tant de joie sur la Canebière, étonnant le reste de la France qui a du mal à comprendre tant d'effervescence pour une simple Coupe de la Ligue. |
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Oui mais pour comprendre, il faut être Olympien jusqu'au bout des ongles, avec le football ancré dans la vie de la ville comme les vrais pays de football que sont l'Italie, l'Espagne ou l'Angleterre et l'Allemagne. Car en France, le football, c'est plus souvent un fait de société qu'une passion. Sauf au Vélodrome. Depuis 110 ans, tout ce qui touche au club imprègne la ville et de 1924 à 2010, les Coupes furent fêtées comme il se doit par toute une cité en ébullition. Paris trop déchirée entre son centre people et sa banlieue populaire, Bordeaux trop bourgeoise, Lyon trop tranquille, on comprend mieux pourquoi Marseille n'a pas de rival dans la communion footballistique de ses habitants mais aussi de tous ceux qui en France et dans le monde ont la passion de ce club. |
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Bien sûr, tout n'est pas toujours rose dans la cité phocéenne, mais au delà des origines, les gens sont Marseillais avant tout. Et la bonne mère protège les marins, l'OM et tout le monde quelque-soit les religions. Et ceci explique aussi cela. Bien sûr, il y a aussi la symbolique de la victoire en Champion's League. Mais pas que ça, car dans la défaite, l'OM peut être grand comme les larmes de Boli à Bari. A chaque fois que le club Olympien tombe, il se relève et Basile le Bien-Heureux le prouvera d'un coup de tête rageur deux ans plus tard. |
| Quand Saint-Etienne perd à Glasgow, les joueurs défilent sur les Champs-Elysées mais le club ne disputera plus de match à ce niveau européen. Quand Kopa perd en finale contre le Real avec Reims, c'est avec le club espagnol qu'il gagnera la Coupe d'Europe tandis que le club Champenois disparaitra rapidement de l'élite.. Quand Papin quittera l'OM pour le Milan AC, il affrontera le club Marseillais en finale mais il la perdra, comme un symbole de l'histoire. | ![]() |
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Didier Deschamps arrivé en 1990 à l'OM fut prêté aux Girondins durant la saison où l'OM perdit deux finales (Étoile Rouge et Monaco) et il revint pour la gagner comme capitaine en 1993 après avoir convaincu Bernard Tapie de le garder. Il ne savait pas qu'il reviendrait dix-sept ans plus tard à la tête de ses troupes pour gagner un nouveau trophée. Comme un signe du destin. |
| Vous pouvez lire ces chroniques sur le site de l'OM Fernand Bonaguidi |
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