23 août 2009 à 11:23
Coups de pieds arrêtés à l’OM
L’OM a obtenu un méritoire match nul à Rennes, face à une belle équipe
Bretonne. On a vu encore beaucoup d’impact physique dans la manière Marseillaise,
mais aussi un grand nombre d’imprécisions. Didier Deschamps a encore du
travail, mais il peut se satisfaire de ce match nul car pas beaucoup d’équipes
auront le loisir d’aller se promener Route de Lorient. Frédéric Antonetti
a de quoi être satisfait de son groupe qui pourrait être une des grandes
surprises de la saison.
Mamadou Niang a répondu à Jérome Leroy, une reprise sur un coup-franc de Cheyrou pour l’un, un penalty pour l’autre. |
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Histoire de revenir un peu sur les joueurs Olympiens qui ont marqué la légende par la qualité de leurs coups de pieds arrêtés. Le premier a s’être distingué fut le joueur ayant disputé le plus de matches sous les couleurs Marseillaises, un certain Roger Scotti. 402 parties accompagnées de 61 buts, dont la majorité furent des penalties et des coup-francs. Il gagna la Coupe de France à 18 ans contre Bordeaux en 1943, fut Champion de France en 1948, et joua jusqu’en 1958. Il ne manqua durant ces quinze ans que deux penalties alors qu’il avait le privilège de les tirer tous (Même Gunnar Andersson lui laissait la place). |
| Il se passa un événement assez inattendu au Vélodrome face à Roubaix et
au célèbre Julien Darui. Il faut souligner ici combien fut grande la contribution de ce gardien à l’évolution de son poste. Petit, mais toujours bien placé, il fut le premier à occuper l’intégralité de la surface de réparation, à déserter sa ligne pour mieux commander sa défense, à bannir l’aveugle dégagement au pied pour relancer à la main. C’était un grand gardien, célèbre dans toute l’Europe. |
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Durant ce match, un penalty fut sifflé. Scotti feignit de tirer sur la droite de Darui, qui s’envola de bon cœur sur ce coté là pendant que le ballon secouait les filets, sur la gauche. Ras de terre, ras du montant, le contre-pied magistral. Mais Félix Pironti avait pénétré dans la surface de réparation avant l’exécution de la sentence. |
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Il fallait recommencer. Rebelote pour Roger et but. Cinq minutes plus
tard, Nagy se trouvait à la lutte avec Dubois et Delepaut et s’écroulait
dans la surface. Cette fois, Darui se mit à courir vers l’arbitre en protestant,
puis en tant que capitaine, incita les siens à abandonner la partie. |
| Réalisant l’énormité d’une telle décision, il revint tout de même sur le terrain mais, au moment où Scotti s’élançait pour exécuter la sentence, il lui tourna ostensiblement le dos ! C’est ainsi que Darui se vit infliger le seul avertissement de sa carrière... |
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Cette année-là, l’OM marqua 92 buts durant sa saison, dont 59 à Marseille. Zarko y fut pour beaucoup. |
| Pourtant, un autre Yougoslave devenu Croate, Josip Skoblar, ne fut pas très heureux avec les penalties, alors qu’il pulvérisa le record de buts dans une saison (44 en 1971). 151 buts en 174 matches, et pourtant... Il manqua des séances de tir aux buts, comme contre Trnava en Coupe UEFA, ou à Rennes en demi-finale en 1971 et bien d’autres en Championnat. Trop émotif, le Josip !!! |
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JPP avait moins de problème, mais il en manqua un en Finale en 1989 contre Monaco malgré son triplé et la victoire par 4 à 3. |
| Autre penalty célèbre, celui réussi par Valence en finale UEFA 2004 suite à un croche-pied de Fabien Barthez, alors que l’OM avait dominé les débats. Carton rouge et défaite 2 à 0. |
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Comment passer aussi sous silence le tir au but manqué par Amoros qui offrit la Champion’s League en 1991 à l’Étoile Rouge de Belgrade. |
| On gardera pour la fin le coup de tête de Basile Boli sur un corner de Abedi Pelé pour propulser Marseille sur le toit de l’Europe en 1993. Encore un coup de pied arrêté, mais celui-là enregistré pour l’éternité. |
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