On s'ennuie ferme au Parc, où les doigts d'une main sont largement suffisants
pour comptabiliser les occasions de buts. Charbonnier, Thys, Pérez, Xuereb,
Cantona en bénéficient ou les provoquent mais ne suscitent que quelques
baillements. C'est un tout petit sommet selon les observateurs.
Les techniciens ne sont pas tout à fait d'accord, qui soulignent l'aspect tactique de la rencontre et son intérêt de ce point de vue-là.
Dans ce domaine encore, Gérard Gili marque des points importants. |
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En effet, le P-SG est entraîné par un homme ayant roulé sa bosse aux quatre
coins de l'Europe, de Split à Amsterdam, d'Anderlecht à Ascoli en passant
par Porto.
Tomislav Ivic petit homme rusé et nerveux mais drôle et sympathique a toujours
obtenu des résultats avec la même sempiternelle tactique ; tous derrière
et bonne chance à l'unique avant de pointe. |
| Avant la rencontre on s'est demandé si l'O.M., à vocation offensive et
dont le technicien, Gérard Gili est jeune et inexpérimenté, n'allait pas
vivre la même mésaventure que la plupart des équipes en se laissant griser
par le démon de l'attaque en se laissant attirer par les sirènes avant
que le piège ne se referme. |
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Or contrairement à Ulysse, Gérard Gili et ses hommes n'ont pas besoin de
se faire attacher au mat de leur navire pour éviter de succomber à la tentation. |
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L'O.M. prend le P-SG à son propre jeu en maîtrisant parfaitement tous les
aspects tactiques de l'affrontement et en neutralisant Susic et Xuereb
par Germain et Förster. |
Aux vestiaires devant le flot de questions et de critiques Gérard Gili aura un sourire en coin plus éloquent que toutes les paroles creuses.
Au classement le P-SG conserve son maillot jaune (34 points) devant Auxerre (33), l'O.M. (31) Monaco et Nantes (29) |
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