10 Mars 1957 l'OM bat Nancy 1 but à 0

Résumé Saison
10 Mars 1957 l'OM bat Nancy 1 à 0 (0 - 0) 7642 Spectateurs
Arbitre Mr Bondon
OM DOMINGO, GRANSART, JOHANSSON, PALLUCH, SCOTTI, MESAS, RUSTICHELLI, JENSEN, ANDERSSON, MARCEL, CURYL , Entraineur ROBIN
NANCY NAGY, TAZZOPPE, VILLERMIN, AUBERT, COLLOT, BOTTOLLIER, BADEN, BRYCH, PIANTONI, DELADERRIERE, DORSINI Entraineur COTTIN
BUT ANDERSSON (46')
Devant Andersson et Marseille, le courage de Nancy ne suffit pas

On avait, à juste titre, mis sur le compte du manque de volonté et de mordant les dernières contre-performances des Nancéiens, et il s'en était suivi une sévère reprise en main au cours de la dernière semaine, après l'élimination sans gloire de la Coupe de France. Aussi, est-ce une équipe lorraine décidée à se racheter qui s'est présentée sur le terrain du Parc des Sports de l'Université sous les bordées de sifflets. Mais la suite des événements devait prouver que le moral n'est pas toujours suffisant pour forcer un sort contraire, pas plus que n'est suffisant la super-classe d'un Roger Piantoni quand celui-ci ne peut réellement compter que sur un seul de ses voisisn.
La défense nancéienne dans laquelle le jeune Villermin affrontait avec bonheur pour ses débuts l'épouvantail Andersson, éait hier plus sûre et plus décidée que d'habitude. Elle tint si bien en respect l'attaque marseillaise, qu'il fallut un concours de circonstances dans lequel Nagy d'abord puis Collot, jouèrent de malheur pour qu'Andersson parvint à marquer un but dans une action assez confuse (0-1).
L'entrain apporté par la quasi-totalité des Nancéiens à remonter ce handicap aurait certainement été couronné de succès si l'attaque, hélas ! n'avait été rendue boîteuse par l'inexplicable faiblesse des deux ailiers Dorsini et Baden.
Comme Brych jouait -ainsi que Jean-Jacques Marcel dans l'autre camp- un rôle mal déteminé, ni attaquant, ni défenseur , et l'un et l'autre tout à tour, Roger Piantoni, posté en pointe, dut livrer un rude combat, soutenu par un seul coéquipier son compère des bons et des mauvais jours, Léon Deladérrière.

C'était trop insuffisant pour venir à bout d'une défense très groupée, très renforcée et très sûre d'elle-même.
Les duettistes nancéiens s'usèrent à la tâche après avoir maintes fois été en passe de réussir l'impossible. Ils ont droit aux éloges que l'on décerne au courage malheureux.
Le public l'a si bien compris qu'aucun cri de réprobation, aucun sifflet ne s'est élevé à la rentrée au vestiaire des Nancéiens, tête basse. Mais le silence de la foule était celui de la consternation -et il était impressionnant.