| Les Anecdotes d'Alain | ACCUEIL | Editorial d'Alain Pécheral |
| Au mois de juillet 1964, l'OM n'avait donc plus d'argent, plus d'entraîneur
et pratiquement plus de joueurs : Jean-Paul Escale, André Tassone, Albert
Sejnéra et Jean Markiewicz demeuraient les seuls éléments d'expérience
au sein d'un effectif de gamins. En un peu plus d'un an, le club avait
perdu la bagatelle de vingt joueurs chevronnés : Bruneton, Aygoui, Knayer,
Moreira, Rial, Julien Stopyra, Serge Roy, Telléchéa, Sansoneti, Alauzun,
Jacky Bernard, Boucher, Dogliani, Makowski, Milazzo, Moulon, Pavon, Viaene
et Antoine Keller. On était reparti avec les moyens du bord : deux modestes recrues -Cassar et Baulu - une ribambelle de juniors et... Mario Zatelli, de retour au bercail après quinze années de pérégrinations. On ne pouvait raisonnablement espérer de miracle. Il n'y en eut pas. |
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Et ce fut pour l'OM la plus désespérante des saisons. Celle des records
négatifs : 26 buts marqués seulement, 24 joueurs utilisés en 14 matches,
7 victoires dans l'année. La saison des affronts, avec l'un des plus cuisants
échecs essuyés en Coupe : 1-5 au Stade Vélodrome contre les amateurs du
Gazélec d'Ajaccio, emmenés par le diabolique Marc Kanyan qui, après avoir
dribblé Escale et sa défense, arrêtait le ballon sur la ligne pour marquer
d'un coup de talon impertinent. La saison du désarroi avec la titularisation de deux cadets, Gérard Paggini et Jean-Claude Scotti, auteurs pour leur premier match des deux buts de la victoire sur Grenoble (2-0). Et même la saison de l'ironie amère, avec cette boutade prêtée à Jean-Paul Escale -qui se défend de l'avoir proférée- masquant en tout cas une détresse profonde : |
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| "Il n'y avait les Pierrots de Strasbourg ; nous on est les Charlots
de Marseille..." Voilà comment on était arrivé à cet OM-Forbach et à ses 434 spectateurs, à cet OM-Besançon qui allait le suivre de près (758 spectateurs, le 16 mai 1965, et à celui-là j'y étais !) ou bien encore -record toutes catégories- à ce Béziers-OM joué le 9 mai à Saucières, devant 314 spectateurs, lesquels abandonnaient aux guichets (pardon au guichet) un total de 798 francs ...
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