11 Juin 1966 Stade de l'Huveaune , OM bat Bastia 3 à 0 (2 - 0)
Arbitre Mr Bois 13171 Spectateurs
OM ESCALE, TASSONE, SEJNERA, BERANGER, LOPEZ, HODOUL, GAUTHIER, FIAWOO, JOSEPH,
BROTONS, BURON, Entraineur ZATELLI
BASTIA ORSATTI, FARINA, GANDOLFI, VINCENTI, CORNU, BACCARELLI, VESCOVALI, FERRIER,
SANSONETTI, PADOVANI, BOUKHALFA, Entraineur NAGY
BUT BURON (20'), JOSEPH (35'), BROTONS (51') |
C'est
littéralement le feu au derrière que les Marseillais, samedi, ont conquis leur
place en division nationale.
Nous disons les Marseillais en
pensant également à une partie des 15.000 spectateurs privilégiés qui s'entassaient dans le stade
de l'Huveaune.
Jamais sur aucun terrain de France, sauf peut-être, au stade des Métairies,
à Sète, au temps du professionnalisme, il nous fut donné de voir une partie
du public supporter aussi unilatéralement une équipe. |
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Il faut bien dire que ce public avait été chauffé à blanc, en vue de ce
match décisif qui aurait dû normalement être joué au stade vélodrome, dont
les dimensions, les espaces entre la pelouse et les tribunes eussent atténué
les effets explosifs.
Bien sûr... nous pensions, nous, qu'il aurait suffi d'une étincelle pour
provoquer le pire.
Le président marseillais -qui avait tenu à ce qui ce match se tint à l'Huveaune-
avait pris des précautions : quatre compagnies de C.R.S. entouraient le
stade, prêtes à intervenir.
A l'intérieur, des policiers cernaient la pelouse et quelques coups de
bâtons blancs cinglèrent les mains qui tentaient l'escalade du grillage
de protection. |
Dès midi, les spectateurs et
candidats spectateurs avaient entrepris le siège de l'Huveaune, portant une
forêt de pancartes, de banderoles qui allaient submerger quelques timides mots
d'ordre corses. Balayé Bastia.
Bien avant le coup d'envoi. D'énormes pétards, claquant comme des coups de 75, saluèrent l'entrée des
joueurs sur le terrain.
Il n'y eut pas de nuances ; dès qu'un Marseillais avait la balle, attaquant ou défenseur, on applaudissait.
Dès qu'un Bastiais avait l'outrecuidance de toucher au ballon, c'était une tempête d'imprécations. |
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Pourtant, deux d'entre eux avaient prélablement bien servi l'OM, Vescovali
en marquant le but évitant la descente en 1958 et Sansonnetti qui avait
été le héros de la montée en 1962. Ferrier,
Vescovali, Boukhalfa, Sansonnetti, l'excellent Padovani, essayèrent bien de
nous montrer un peu de football, grâce à des une-deux, à des tentatives de
circulation de la balle, mais leur système défensif lui-même s'opposait à leur
efforts. Les Corses ont tenu jusqu'à la vingtième minute concédant corner sur corner.
C'est sur l'un de ces corners tiré par Buron que Orsatti, en plein effort,fut chargé par Joseph et poussé dans ses filets.
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A la suite d'un accrochage entre Vincenti et Fiawo, ce dernier voulant se faire justice lui-même mit K.O. son adversaire... d'un coup de tête et fut expulsé
Les Marseillais l'emportèrent, avons-nous dit, le feu au derrière.
Le petit attaquant Brotons en particulier, en ce qui le concerne ce n'est
pas simplement une image puisqu'un pétard lui éclata sous le postérieur,
au moment où il tirait un coup franc (82e) et qu'il en eut une fesse brûlée.
Ce qu'il fit d'ailleurs voir au délégué de la ligne, de la manière la plus
naturelle du monde. Brotons fut le meilleur homme du match. |
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Chargé de liaison entre les cinq ou six défenseurs permanents, et les trois attaquants de pointe,
il abattit une besogne frantastique, avec un brio, un culot invraisemblables.
Deux de ses contre-attaques, exploits individuels, furent décisives. |
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A la 38e minute, partant en dribble, il perfora la défense bastiaise et
permit à Joseph de marquer le second but marseillais.
A la 52e minute, il se passa d'intermédiaire et marqua lui-même, ayant
mis tout le monde dans le vent ! Voilà donc Marseille à nouveau en division
nationale... ce qui nous amène à vous citer cettre inscription sur une
banderole :
Tremble Nantes, l'O.M. arrive Il reste aux Marseillais maintenant de s'imposer à l'étage supérieur |
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