20 Mai 1962 Stade Vélodrome , l'OM bat Besançon 2 à 0 (0 - 0)
Arbitre Mr Lacoste 23562 Spectateurs
OM MOREIRA, TASSONE, MOULON, KNAYER, ALAUZUN, BRUNETON, PAVON, SANSONNETTI,
MILAZZO,TELLECHEA R, LEFEVRE, Entraineur OTTO GLORIA
BESANCON CLUZEL, NOVOTARSKI, BRUAT, BONATO, TELLECHEA J, GREVIN, BIELICKI, CASSAR,
DI BLAS, FRUHAUFF, ZIMMERMANN,Entraineur MEERSEMAN
BUT SANSONNETTI (46' et 73') |
C'est fait l'O.M. a retrouvé sa place
L'O.M. en Division I !
Cet événement attendu depuis trois ans,cet exaltant dénouement a été accueilli dimanche à la manière d'une véritable
fête du sport marseillais. Même à Bastia, où nous avons vu, l'hiver dernier un public extrêmement passionné à l'occasion des fameux matches de Coupe Ajaccio-Béziers, on n'avait pas fait mieux ; cette fièvre, ce public bruyant, cette frénésie telle qu'il y eut sur la fin du match un début d'envahissement de terrain, dont les conséquences, pour aussi pacifiques qu'ait été cette manifestation, auraient pu être fâcheuses. |
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Un tel spectacle, assurément sympathique, ne pouvait se voir qu'à Marseille. Le retour de l'O.M. parmi l'élite était souhaitable, dans l'intérêt même du football français tout
entier. Depuis trois ans qu'on l'attendait -et qu'on désespérait- ce renouveau
devait forcément engendrer un fol enthousiasme auprès de ce véritable peuple
sportif qui a la réputation d'un public "en or" et qui demeure
attachant à plus d'un titre. Quand on sait que les Marseillais ont été sevrés
de grand football depuis un bon lustre, on ne peut donc que se réjouir avec eux
de la résurrection de l'O.M.
Otto Gloria était dimanche avec le président Zaraya le plus heureux des hommes. |
Il faut dire que l'entraîneur brésilien a réussi pour son coup d'essai
un véritable coup de maître et, même si la chance lui a parfois fait risette,
il n'en mérite pas moins un grand... coup de chapeau.
Depuis qu'il a succédé à Lucien Troupel, dont le travail n'est pas pour
rien dans cete réussite, le mentor sud-américain a ramené l'O.M. de la
dixième à la quatrième place tant convoitée. On ne s'étonnera donc pas de savoir qu'il fut, lui aussi, chaudement félicité par la horde des frénétiques supporters phocéens. |
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Dans cette ambiance sensationnelle les joueurs
n'échappèrent évidemment pas aux exigences de la foule. Leurs maillots furent
arrachés et on leur réclama un tour qu'ils
accomplirent pour ainsi dire à bout de bras, la plupart d'entre eux
ayant été portés en triomphe.
SANSO le puncheur
Le plus
acclamé d'entre eux ne fut autre que le
brave Etienne Sansonnetti, celui-là même qui était si vivement critiqué à
l'époque où l'O.M. n'arrivait pas à se dégager du "Purgatoire".
Il faut dire que "Sanso", buteur numéro un de l'équipe, fut encore
l'artisan du succès qui ouvrait définitivement à l'O.M. les portes de la Division I. |
Dans son style direct et opiniâtre le puncheur de l'O.M.
marqua en effet les deux buts qui ôtaient toute illusion aux Bisontins, lesquels, il faut bien le dire, s'étaient
contentés, faute d'une attaque
plus réaliste, de subir constamment le jeu. Autant en première mi-temps Sansonnetti s'était montré persévérant mais
malheureux (il échoua trois fois seul devant Cluzel), autant après la pause
il apparut percutant et sut forcer une victoire que lui seul pouvait assurer.
Le chaleureux accueil des supporters ne fut donc pour lui qu'un juste
retour des choses.
Les deux buts qu'il marqua lui procureront énormément de confiance. |
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Renouer avec le passé Ainsi donc l'O.M. accompagnera Grenoble, Bordeaux et Valenciennes en Division I. Quand on pense qu'il y avait dimanche près de trente mille spectateurs pour assister à ce match de la rédemption, nul ne s'en plaindra. |
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Le triomphe de l'O.M. à une époque où notre football traverse un peu partout
la sérieuse crise que l'on sait, prend la forme d'une consolation, voire
d'une promesse. Puissent les dirigeants phocéens persévérer dorénavant
dans la voie qui leur est grande ouverte. Il est évident qu'une ville comme
Marseille, ne saurait se contenter de médiocrité. C'est pourquoi il n'est
pas trop tôt pour préparer l'avenir, afin de redonner à l'O.M. son lustre
d'antan et plus encore dans le but de refaire de Marseille ce qu'il n'aurait
jamais dû cesser d'être : un bastion du football. |
Quand aux Bisontins, il leur reste la consolation d'être finalistes de
la Coupe Drago après avoir battu les meilleurs équipes de Division I, et
d'avoir également accompli une saison fort honorable.
Nul n'aurait cru au début de ce championnat une telle performance à leur
portée.Précisons à propos des Franc-Comtois qu'ils ont cru bon de déposer des réserves techniques
parce que quelques spectateurs trop enthousiastes, comme nous l'avons déjà mentionné, pénètrèrent sur
l'aire de jeu à trois minutes de la fin. |
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Mais ce serait oublier que ces imprudents supporters furent vitre rappelés à l'ordre par l'arbitre, et surtout que les Doubistes, trop prudents eux, n'ont pas véritablement joué en hommes luttant pour l'accession. |
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