8 Juin 1952 Saint-Ouen l'OM bat Valenciennes 4 à 0 (3 - 0)
Arbitre Mr Maitre 15000 Spectateurs
OM IBRIR, GRANSART, ABDERRAHMANE, SALEM, JOHANSSON, SCOTTI, DARD, MECURIO,
ANDERSSON, LANFRANCHI, MESAS Entraineur ROESSLER
VALENCIENNES ALTAVELLE, BOUCLY, BLACZYK, GAILLARD, IZIDORZYK, LEMAITRE,
WEICHERT, ROZE, SBORALSKI, ABAUTRET, GOFFARD Entraineur DEMEILLEZ
BUT ANDERSSON (39' et 68'), LANFRANCHI (40'), DARD (45') |
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Le populaire stade audonien avait un air de fête dimanche, à l'occasion
du match de barrage que disputaient les équipes de l'Olympique de Marseille
et de l'U.S. Valenciennes-Anzin
Un nombreux public avait envahi les
tribunes et gradins où l'on retrouvait l'ambiance des grandes rencontres de
jadis, lorque le club à l'étoile rouge figurait au nombre des tout premiers
clubs français.La fièvre régnait sur le stade
bien avant que fût donné le coup d'envoi de la partie dont le résultat avait une importance capitale pour les deux formations en présence. |
| Littéralement "portés" par un nombre imposant de supporters accourus
de la région nordiste munis de drapeaux à leurs couleurs et de trompes
aux sons discordants et fort bruyants, les joueurs du V.A. attaquèrent
le match sur un rythme vif et soutenu, mais dans un style quelque peu désordonné.Les
marseillais, crispés et craintifs (cela se comprend étant donné le handicap
qu'ils avaient à combler) ne purent pendant les quarante premières minutes
de la partie faire étalage de leur évidente supériorité technique et l'on
pensait, à cinq minutes du repos, que les Valencionnois réussiraient à
tirer leur épingle du jeu. En effet, si le but d'Ibrir n'avait guère été
en danger, sauf tout au début des hostilités, celui d'Altavelle ne l'avait
pas été davantage. |
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Mais un but marqué de près par l'avant centre marseillais Andersson allait
précipiter les événements. Une minute plus tard Lanfranchi, toujours de
près, imitait son camarade, et Georges Dard, cependant sérieusement blessé
au bras ajoutait un point à l'actif de son camp au moment où l'arbitre
allait siffler la pause.Il fallait à Valenciennes sinon la victoire ou
un match nul, du moins n'être défait que par deux buts d'écart. Or, menés
par trois buts à zéro, les Nordistes voyaient disparaître leurs chances
d'accéder à la Division Nationale. On attendait donc de leur part un redoublement
d'efforts dès la reprise des débats. |
Cet effort eut lieu. Mais forts de leur avantage les Phocéens, qui avaient
l'esprit plus libre qu'au commencement du match, firent preuve d'autorité
et prirent carrément la conduite des opérations.Dégagés de la crainte de
perdre, ils affirmèrent une évidente supériorité et s'ils ne marquèrent
qu'un but au cours de la seconde partie du match il faut bien dire que
le sort les desservit en plusieurs occasions. Andersson shoota une fois
sur la barre alors que le portier nordiste Altavelle était battu, et plusieurs
shots de Dard. Lanfranchi et Mercurio ne furent annihilés que d'extrême
justesse par des jambes amies ou ennemies.
Blazyck sauva même sur la ligne de but alors qu'Altavelle avait quitté
ses filetsInsistons donc pour dire que le succès marseillais fut non seulement
mérité, mais juste. |
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Le jeu fut de qualité moyenne. Mais pouvait-il en être autrement en pareille
circonstance ? Non.
Des matches comme celui-là sont peu favorables à la pratique d'un football
de qualité.
Du reste ce n'est pas d'aujourd'hui que nous nous élevons contre les barrages.
Le moindre incident se produisant pendant un match de barrage peut décider du sort et même de la vie d'un club, et nous ne pouvons admettre
que sportivement il en soit ainsi.
Andersson en marquant deux buts fit preuve de son efficacité légendaire
et fut constament dangereux, il était remis de la grippe qui l'avait affecté
la semaine dernière |
Les
Valenciennois n'ont pas cherché d'excuses à la défaite de leur équipe. Tout au
plus ont-ils déclaré que leur formation était handicapée par les absences de
Pazur (parti en Indochine avec les onze de l'Armée Française) et de Verdeal,
présentement en Italie pour y réaliser un transfert éventuel.
Marseille était meilleur que nous aujourd'hui, on dit les dirigeants de
V.A. "Cependant nous avons eu notre
chance au début de la partie. Mais comme nous n'avons pas sur la
saisir..."
Nous ne pensons pas que même avec
Pazur et Verdeal Valenciennes eût battu Marseille dimanche, à Saint-Ouen. Mais
sait-on jamais en sport, et surtout en football ? |
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Les joueurs qui se signalèrent le plus à l'attention au cours de la partie
furent les Marseillais Abder, Scotti, Johansson et Andersson, celui-ci
surtout après le repos.
Ils ne trouvèrent d'égal qu'en la
personne de l'arrrière central Blazyck, qui ferait bien l'affaire de n'importe quel club de Première
Division.
Mais il faut aussi citer parmi les Phocéens Georges Dard, très courageux,
et Mésas qui s'affirme de jour en jour, et les Valenciennois Lemaître,
Weichert et Altavelle.
M. Boës sut conserver le commandement du match de bout en bout, et cela ne lui fut pas toujours facile. |
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Premier Match Valenciennes bat l'OM 3 à 1 à Saint-Etienne
Arbitre Mr FAUQUENBERGHE
BUTS SBORALSKI (39'), WEICHERT (59'), SALEM (70' c.s.c.) MESAS (22')
OM IBRIR, GRANSART, ABDERRAHMANE, SALEM, LANFRANCHI, SCOTTI, DARD, MECURIO,
ANDERSSON, ALARCON, MESAS
VALENCIENNES ALTAVELLE, PAZUR, BLACZYK GAILLARD, IZIDORZYK, LEMAITRE, WEICHERT, ROZE, SBORALSKI, ABAUTRET, BOUCLY |
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