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| L'instabilité a toujours été le plus profond des maux olympiens. C'est
elle encore qui allait contribuer à précipiter le club vers des abysses
jusque-là inexplorés. Quelqu'un s'avisa tout à coup qu'il n'y avait pas de manager. Ce fut la révélation. Il fallait un manager ! Comment avait-on pu vivre jusque-là sans manager ? On embaucha Bernard Bosquier. Malheureusement les attelages -troïka, bige ou quadrige - ont rarement réussi à l'O.M. . Le tandem Zvunka-Bosquier n'allait pas faire exception. |
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Bosquier restait seul aux commandes avec Jean Robin qui ne pouvait redresser la barre. L'O.M. en pleine décompression, terminait 19e et tombait en 2e division. Avec Migeon, Berdoll, Six, Florès, Buigues, Zambelli, Piette, Zvunka, Trésor, Bacconnier. |
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| Et Christian Carlini qui, à la suite d'une nouvelle impasse financière,
était devenu président le 7 décembre jour annivesaire du déastre de Pearl
Harbor. Carlini, le plus jeune président de l'histoire de l'O.M. avec Gabriel Dard, serait aussi l'un des plus éphémères. Accéder à cet honneur suprême avait été pour lui l'accomplisement d'un rêve de gosse.Mais ce rêve lui coûterait très cher, en même temps qu'à l'O.M. |
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Et s'achevait de dramatique façon une saison placée en son début sous le
signe de la pantalonnade avec l'épisode des bolivars : de mystérieux Marseillais exilés au Venezula avaient manifesté le désir de verser dans les caisses olympiennes une manne dont nul ne vit évidemment la couleur - la manoeuvre se répétant de façon strictement similaire dix ans plus tard aux dépens de Bordeaux. A vrai dire tout le monde n'avait pas accueilli la nouvelle avec la même candeur que les nouveaux maîtres du club. Alain Pécheral La Grande Histoire de l'OM Heureusement, les minots finissaient la saison et sauvaient l'OM. |