Histoire de la Coupe du Monde 1962

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La septième Coupe du monde de football s'est tenue au Chili du 30 mai au 17 juin 1962 et a vu le sacre du Brésil pour la deuxième fois.
C'est lors de cette édition que l'on vit le déclin des buts à foison pour un jeu plus défensif et surtout plus physique.
Pelé blessé fut remplacé par Amarildo qui sauva le Brésil contre l'Espagne d'une élimination précoce.Lorsqu'ils se pencheront sur l'année 1962, les historiographes retiendront certainement deux événements majeurs :
la commercialisation des avions à réaction et le déroulement de la Coupe du Monde au Chili.
Avec son égocentrisme ancestral, l'Europe décréta immédiatement que ce "Mundial" serait celui du bout du monde.
Mais tout dépend évidemment par quel bout on appréhende la question.
Cependant, il faut rendre à César ce qui appartient à l'Europe En confiant au Chili l'organisation de cette 7e Coupe du monde, elle permit à un plus grand nombre de gens de connaître ou de faire connaître ce pays aux dimensions géographiques très disproportionnées : 4 000 kilomètres de longueur pour une largeur d'à peine 2000 kilomètres.
C'est ainsi par exemple que le Groupe 1 fixé à Arica au nord du pays se trouvait à plus de 2 000 kilomètres du groupe 2, celui de Santiago, c'est-à-dire quelque chose comme la distance séparant Stockholm de Madrid.
Alors que les deux autres groupes 3 et 4 avec Vina del Mar et Rancagua comme théâtre étaient relativement très proches de Santiago.
Il serait certainement exagéré de prétendre que Santiago du Chili est l'une des plus belles villes du monde.
Le Palais de la Moneda en est le centre nerveux. Mais au delà du périmètre administratif au centre duquel trône le grand Hôtel Carrera, on aborde des avenues très longues bordées de maisons basses de style colonial. Et puis, des faubourgs pauvres comme presque dans toutes les villes d'Amérique latine.
Mais aussi un monument devenu historique : l'Estadio nacional dont la traduction apparaît superflue.
Cette magnifique nef de béton, moins élégante peut-être que le stade Aztéque de Mexico, n'en était pas moins très fonctionnelle tant qu'elle assuma son destin originel qui était de recevoir la jeunesse du monde en son élite footballistique...
En arrière-plan, la Cordillère des Andes, blanche, majestueuse, insensible aux jeux des hommes comme à leur déchirement.
Le groupe de Santiago comptait deux ténors européens : l'Allemagne et l'Italie, sans parler de la Suisse, toujours capable de jouer les outsiders. Ce ne fut pas le cas pour les joueurs Helvétiques 1962 qui furent d'ailleurs très malchanceux et dont les ambitions s'envolèrent dès le premier jour lors du premier match contre le Chili.
Le stade national était inondé de soleil, et bien sûr du public. On peut imaginer la stupeur de celui-ci, lorsque Wuthrich ouvrit le score dès la septième minute. Pendant une demi-heure les Suisses firent la loi et manquèrent de très peu une balle de deuxième but.
Mais les hommes de Riera se départirent peu à peu du trac qui les tenaillait depuis le coup d'envoi. Ils eurent en outre la bonne fortune d'égaliser à la 44e minute ce qui constitue toujours un tournant psychologique important dans un match.Sur leur lancée, les Chiliens exécutèrent leurs adversaires en moins de 10 minutes grâce à Ramirez et au second but réussi par Leonel Sanchez, le puncheur gaucher.
Le match Allemagne-Italie fut bien le choc auquel on pouvait s'attendre, compte tenu du standing et des traditions des deux équipes. A l'époque l'Allemagne était restée très attachée au football de combat, tandis que l'Italie pratiquait le catenaccio le plus absolu.
Le "typhon" allemand sembla pouvoir s'imposer, du moins tant que les forces demeurèrent vives. Uwe Seeler tira violemment sur la barre, mais rien d'autre ne passa, grâce essentiellement à l'aisance du verrouilleur Maldini : et lorsque la fatigue commença à se faire sentir, on put admirer la finesse d'un Rivera ou la clairvoyance d'un Sivori.
Qualités qui s'avérèrent cependant insuffisantes pour percer la défense allemande.
Le match Chili-Italie demeurera dans les annales et la mémoire de ceux qui l'ont vécu comme l'exemple type du match affreux, épouvantable, insupportable même : les incidents, accrochages, coups défendus, constituèrent l'essentiel de la rencontre sous l'oeil d'un arbitre anglais lamentable, M. Aston.
De plus les transalpins commirent la lourde erreur d'aligner une formation mixte, presque une équipe réserve, ce dont profitèrent largement les Chiliens .
Mais au chapitre de leurs profits, convient-il d'ajouter les expulsions de deux joueurs italiens : Ferrini ce qui était normal, et David, ce qui l'était beaucoup moins, car le transalpin n'avait fait que se venger d'un mauvais coup donné par Sanchez lequel demeura cependant sur le terrain.
A neuf contre onze, les Italiens s'inclinèrent, c'était fatal, dans le dernier quart d'heure, par 2 buts à 0 (Ramirez et Toro). C'était fini pour eux, cette défaite assurant la qualification du Chili pour les quarts de finale.
En effet, l'Allemagne vainqueur de la Suisse voyait s'ouvrir toutes grandes les portes de la qualification pour les quarts de finale, il lui suffisait le lendemain de s'assurer un point contre le Chili. Or, elle en conquit deux nouveaux, terminant ainsi en tête du groupe.
Vina del Mar, c'est la station balnéaire la plus chic du Chili et sans tomber dans la manie des comparaisons on a tout de même l'impression en arrivant de se trouver à Golf Juan par exemple.
Grâce à une très bonne route reliant la capitale, Vina des Mar peut être considérée comme la grande banlieue de Santiago.
Mais les compétiteurs n'étaient pas venus uniquement pour admirer le paysage.
Ce groupe 3 était évidemment marqué par la personnalité du Brésil et de son chef de file, Pelé.
De surcroît le détenteur du trophée opérait certes loin de ses bases, mais tout de même sur le même continent. Ce qui est plus important qu'on ne le croit généralement. La Tchécoslovaquie avait certes, ses partisans, mais l'Espagne semblait la mieux placée pour s'adjuger l'une des deux places vacantes. Le Mexique donc, faisait figure de parent pauvre et sa confrontation avec le Brésil lors du premier match du groupe, semblait fort déséquilibrée.
Eh bien, il n'en fut rien ! les Mexicains réconfortés par la présence de leur prestigieux gardien de but Carbajal firent front avec vaillance et beaucoup d'habilité pendant plus d'une mi-temps.
Ils auraient même pu aborder la seconde période avec un but d'avance.
Lorsque Pelé se réveilla il donna d'abord un "ballon en or" à Zagalo avant de signer lui-même le second à la suite de cinq dribbles époustouflants suivis d'un tir fulgurant.
Une fois de plus on pouvait titrer : Pelé 2 , Mexique 0.
Le Brésil n'avait pourtant pas fait forte impression mais les Brésiliens ont toujours l'art de commencer lentement pour finir très fort.
Le second match allait nous fixer sur les chances du candidat à la deuxième place, avec la rencontre Tchécoslovaquie-Espagne. Rude match avec domination territoriale des Espagnols, mais qui se heurtèrent à une puissante défense tchécoslovaque magnifiquement animée par la grande révélation du tournoi, le gardien de but : Schroif.
Malgré les Puskas, Gento, Suarez les Espagnols échouèrent dans toutes leurs tentatives et s'inclinèrent sur une contre-attaque de Stribanyi.
L'Espagne était mal partie, d'autant que Di Stefano étai blessé. Quant à la Tchécoslovaquie, ses ambitions se mesureraient deux jours plus tard à l'aune brésilienne. Cette fois les Tchécoslovaques bénéficièrent d'un véritable coup de pouce du destin, sous la forme d'une blessure de Pelé.
Comme à l'époque on ne remplaçait pas encore les joueurs blessés, les Brésiliens, affolés par la disparition de leur chef de file jouèrent sutout pour ne pas perdre. Les Tchèques également, ce qui conféra au match un rythme de sénateur à une ambiance de complicité avec un résultat logique : 0-0.
Grande vedette de la Coupe du Monde de la FIFA 1958, celui-ci doit jeter définitivement l'éponge après une blessure musculaire survenue contre la Tchécoslovaquie.
Le lendemain l'Espagne reprit quelque espoir grâce à une victoire sur le Mexique, juste mais courte, acquise in-extremis par Peiro à la 89e minute. Rien n'était donc encore définitivement joué dans ce groupe 3 . Certes on allait y voir plus clair à l'issue du choc Brésil-Espagne qui devait tenir toutes les promesses qu'il avait engendrées.
Les Espagnols qui avaient assez profondément modifié leur équipe en mettant quelques vedettes au repos, comptaient sur une défense renforcée et l'abnégation de jeunes attaquants pour dérégler la machine brésilienne privée de Pelé.
Les espoirs de l'entraîneur espagnol Helenio Herrera s'avèrent fondés pendant plus d'une heure. Exactement 72 minutes au cours desquelles les Espagnols avaient réussi à conserver une avance d'un but. Puis, soudain un homme que l'on connaissait assez mal en Europe fit basculer le match. Il s'agissait du remplaçant de Pelé : Amarildo, qui signant les deux buts de son équipe la tira d'un bien mauvais pas : il redonnait confiance aux supporters qui avaient eu très peur.
Tout s'arrangeait donc pour le Brésil qui avait trouvé un avant-centre efficace et savoura comme il se doit l'étonnante victoire du Mexique sur la Tchécoslovaquie.
Le groupe 4 avait été fixé à Rancagua, située à moins de cent kilomètres de Santiago.
Mais pour rallier la capitale, trois heures de voyage au minimum étaient nécessaires, tant l'état de la route était déplorable. Rancagua est mondialement célèbre à cause de ses mines de cuivre à ciel ouvert.
Il n'y a d'ailleurs à peu près que cela d'ouvert dans cette cité minière imprégnée de poussière rougeâtre due à la proximité des mines.La Bulgarie et l'Argentine devaient ouvrir les débats de ce groupe après un match sans grand intérêt entre deux équipes extrêmement défensives, caractéristiques qui devaient les conduire à leur perte.
Les Argentins ayant ouvert le score dès la 4e minute par Facundo, se contentèrent ensuite de "geler" le jeu, selon leurs vieilles habitudes.
Florian Albert fut ballon d'or de France Football en 1967
En revanche, le second match allait être capital pour ce groupe puisqu'il opposait la Hongrie à l'Angleterre. Il pleuvait ce jour-là sur Rancagua, ce qui favorisait évidemment les Anglais
Ceux-ci se jetèrent à corps perdu dans la bataille, très à l'aise comme s'ils avaient opéré à Manchester, mais les Hongrois opposèrent à la puissance de leurs adversaires une finesse et une lucidité qui allaient s'avérer payantes
Tichy et Albert matérialisèrent cette plus grande intelligence de jeu des Magyars, les Anglais à Flowers sur penalty réussissant à sauver l'honneur mais pas le point du match nul.
Il apparaissait donc, d'ores et déjà, que le match Angleterre-Argentine serait capital : il le fut, et l'on s'aperçut que l'Argentine ne possédait pas le minimum de potentiel offensif, pour espérer jouer un rôle dans cette Coupe du Monde.
Les Anglais l'emportèrent 3 à 1 surtout grâce à Jimmy Greaves.
De son côté, la Hongrie devait s'envoler vers le première place du groupe en écrasant la Bulgarie : 6 à 1, après un véritable festival d'Albert (3 buts) et Tichy (2).
Comme toujours en semblable circonstance, la Hongrie décontractée par la certitude de sa qualification ne força pas lors de son troisième match contre l'Argentine se contentant d'en match nul 0-0.
C'est sur ce même score que l'Angleterre arracha sa qualification face à la Bulgarie, mais aux dépens de l'Argentine qui était éliminée au goal-average; par où elle avait péché : en attaque bien sûr, ne réussissant que deux buts en trois matches.
C'est à Arica que se retrouvèrent les compétiteurs du groupe 1.

Ce petit port de l'extrême nord chilien, constitue l'un des lieux les plus pittoresques, non seulement du Chili, mais du monde entier. une sorte d'oasis dans le désert, au pied du Pacifique. Le contraste est saisissant, comme la ville elle-même dont l'essentiel se résumait à l'époque en une rue éminemment pittoresque, très commerçante avec ses petites maisons basses, ses ruelles tortueuses, quelque chose à mi-chemin entre un décor de western et l'ancien marché aux puces.
En prologue, l'Uruguay avait battu la Colombie ce qui n'était évidemment pas une surprise mais en revanche les difficultés éprouvées par les Uruguayens laissaient mal augurer de leur avenir.
Le lendemain, le Stade d'Arica avait fait le plein pour le choc Yougoslavie-U.R.S.S Et lorsque l'on dit "choc" ce n'est pas un vain mot. Puisque aussi bien l'arrière droit Doubinski eut également une fracture de la jambe. Il devait mourir quelques années plus tard.
L'équipe soviétique imposa sa masse, sa puissance à des Yougoslaves plus inspirés, mais qui eurent la malchance de se heurter à un extraordinaire Yachine. Dix fois Sekularac, Galic et Skoblar revinrent à la charge, mais en vain, la seconde mi-temps devait voir le triomphe des Soviétiques grâce à Ivanov et Ponedelnik.
Deux jours plus tard, les Yougoslaves devaient fournir la preuve de leur valeur en triomphant nettement de l'Uruguay grâce au tandem Galic-Skoblar mais aussi un match fantastique de leur vedette Sekularac.
La question du groupe 1 semblait donc résolue lorsque les Colombiens apportèrent le piment nécessaire en réussissant tout simplement le double exploit de tenir l'U.R.S.S. en échec et de marquer quatres buts à Yachine, dont l'un directement sur corner !
Lev Yachine est le principal responsable de l'échec de l'URSS, il se rattrapera plus tard, élu ballon d'or en 1963.
Mais l'U.R.S.S. se reprit contre l'Uruguay non sans difficulté, puisqu'il fallut attendre la 89e minute pour voir Ivanov inscrire le but vainqueur.
Le cavalier seul de la Yougoslavie face à la Colombie en match de clotûre laissait bien augurer les chances de ces qualifiés du groupe 1.
Par le jeu du classement de chaque groupe, le programme des quarts de finale était donc le suivant :
Yougoslavie-Allemagne, Brésil-Angleterre, Chili-U.R.S.S. et Tchécoslovaquie-Hongrie. Soit une large majorité européenne. A Santiago l'Allemagne recevait la Yougoslavie et les pronostiqueurs étaient bien ennuyés. De fait, la puissance allemande et la finesse yougoslave s'équilibrèrent très longtemps, jusqu'à la 86e minute, qui vit Radakovic réussir le seul but de la rencontre, bien qu'il eût été blessé. Certes la victoire de la Coupe du monde, la tête haute.
Le Brésil et l'Angleterre avaient hérité du cadre sylvestre de Vina des Mar pour en découdre sous l'autorité de l'arbitre français M. Schwinte.
Les deux équipes étaient à égalité à la mi-temps (Garrincha et Hitchens) mais une fois de plus, les nombreux supporters brésiliens étaient anxieux : non seulement Pelé était absent, mais Didi, et plus encore Amarildo avaient été touchés.
Toujours sûrs d'eux-mêmes, les Anglais et leurs quelques accompagnateurs ne doutaient pas de l'issue de la seconde mi-temps.
C'était compter sans cette autre perle : Garrincha. En l'absence de Pelé, l'extraordinaire joueur de Botafogo fit plier presque à lui seul l'échine de la fière Albion.
C'est lui qui avait ouvert le score et c'est lui qui marqua encore le capital second but dont l'Angleterre ne devait pas se remettre.
Vava paracheva la victoire du Brésil qui reprit soudain confiance après cet exploit et ce score éloquent
Ce n'est pas de gaieté de cœur que les Chiliens prirent l'avion de Santiago pour Arica. Cette expédition lointaine effectuée en avion à pistons ne disait rien qui vaille à Fernando Riera. Mais ce qu'ignorait Riera, c'était l'état d'extrême nervosité dans lequel se trouvait le pourtant célèbre gardien de but Yachine dont les nerfs supportèrent très mal le climat de l'océan Pacifique : en concédant deux buts que le Yachine des bons jours aurait facilement évités, il précipita la perte de son équipe qu'il avait pourtant et si souvent contribué à hisser au sommet..
A Rancagua, c'était presque un derby que ce quart de finale entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie. Un match à sens unique également, avec une domination de tous les instants des Hongrois. Mais... une victoire des Tchécoslovaques dont le gardien de but Schroif fut l'artisan numéro un grâce à un match absolument fantastique. Les Hongrois furent constamment accablés par une noire malchance dont le summum se situa en seconde mi-temps lorsque l'arbitre soviétique Latishev leur refus un but d'égalisation pour les raisons très obscures.
On imagine aisément que la demi-finale Brésil-Chili fit entièrement le plein du stade national. Elle se déroula dans une ambiance passionnée, mais qui ne déborda jamais du cadre de la correction nécessaire.
Cette fois-là on comprit que le Brésil avait enfin trouvé son rythme de croisière. Là encore, ce fut Garrincha qui s'avéra l'âme de l'équipe brésilienne en marquant rapidement un premier but qui eut pour effet essentiel de jeter le doute dans les esprits chiliens.
Marquant le second, il faisait ce que les tennismen appellent le break mais Toro devait réduire le score juste avant la mi-emps atout psychologique qui n'est pas négligeable.

Mais Garrincha devait passer le relais de l'efficacité à Vava dont le troisième but acqui lui aussi juste après la reprise devait assommer les Chiliens, un moment remis en selle par un généreux penalty. Avance qui devait s'avérer suffisante pour permettre au Brésil d'aller une nouvelle fois en finale mais que Vava eut le bon goût d'arrondir une quatrième fois.

La seconde demi-finale se déroula au stade de Vina del Mar devant quelque cinq mille spectateurs. Une fois de plus on retrouva le même scénario qui avait opposé la Tchécoslovaquie à la Hongrie, avec cette fois comme variante la Yougoslavie dans le camp d'en face.
Mais il est juste de dire que le résultat final fut différent nettement en faveur des Tchécoslovaques à la suite du but crucial obtenu par Kadraba.
Rien ne semblait perdu cependant pour les Yougoslaves qui égalisèrent moins de vingt minutes après. Hélas dans leur souci de vouloir en terminer rapidement ils dégarnirent un peu trop leur défense et encaissèrent un crucial deuxième but par l'intermédiaire de l'ex-Nîmois Scherer, qui ôtait tout espoir aux Yougoslaves.
Ces derniers devaient connaître la même infortune lors du match de classement pour la 3e place puisque aussi bien ils ne succombèrent qu'à l'ultime minute devant le Chili. Un peu plus de constance et de maturité aurait pu les conduire jusqu'à la finale.
Une finale qui remplit le stade malgré l'absence du Chili, ce qui ne laisse pas trop d'amertume au coeur du public. Une finale remarquable sur le plan technique, grandiose même pendant plus d'une heure au cours de laquelle les deux équipes demeuraient à égalité. un but d'Amarildo ayant immédiatement répliqué à celui de Masopust après un quart d'heure de jeu.
Les Tchécoslovaques, qui avaient enfin abandonné leur jeu ultra-défensif, firent mieux que contrarier le Brésil, d'autant que Garrincha relevant d'une grippe était loin d'afficher sa maîtrise habituelle.

Le but de l'égalisation fut l'œuvre d'Amarildo, Zito offrant au Brésil le but de la victoire à vingt minutes de la fin, tandis que Vava marquait le dernier but de cette Coupe du Monde qui voyait une nouvelle fois le couronnement du Brésil quatre ans après sa victoire de Stockholm.
Une coupe du monde qui avait été riche en émotions, en coups de théâtre, dure, mais avec seulement deux matches "honteux" Une Coupe du monde qui avait vu le triomphe des meilleurs et permis à ce magnifique pays du bout du monde qu'est le Chili de se rapprocher des autres.