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5 mai 1992, le drame de Furiani

ENFIN
Les députés favorables à ce qu’aucun match de football professionnel ne soit plus joué le 5 mai, jour de la catastrophe de Furiani
Le texte, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, doit encore être examiné par le Sénat.
Le 5 mai 1992, 18 personnes étaient mortes dans l’effondrement d’une tribune du stade de Furiani.
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Josepha Guidicelli, présidente du collectif des victimes,

"C'est une très bonne nouvelle, une grande satisfaction et un soulagement. Ça fait maintenant plusieurs années qu'on se bat pour faire de ce jour une journée sans match. C'est un combat.

Pourquoi n'était-ce pas suffisant de jouer les 5 mai tout en rendant hommage aux victimes ?
Parce que c'est primordial que ce jour soit un jour de recueillement au niveau national. C'est impensable qu'on puisse commémorer la tragédie d'un côté et de l'autre faire la fête autour du football pour une victoire. C'est la plus grande tragédie du sport français et je suis sûre qu'il faut une commémoration au niveau national, comme il se doit. Il y a un devoir de mémoire nécessaire.
Comment expliquez-vous qu'il ait fallu presque trente ans pour en arriver là ?
Au lendemain de la catastrophe, François Mitterrand était venu et avait dit qu'il n'y aurait plus de match le 5 mai. À l'époque, le collectif pensait que c'était parole donnée et s'est surtout préoccupé du procès. À partir des années 2000, de nombreux matches ont commencé à avoir lieu le 5 mai, et c'est pour ça que le collectif s'est reformé pour demander que ce ne soit plus le cas.
".
Lors de la demi-finale Bastia-OM, il est 20h23, ce mardi 5 Mai 1992, lorsque la partie haute de la tribune provisoire du stade bascule et s'effondre sur elle-même, entraînant avec elle plus de 2 000 personnes.
Le drame, l'horreur et la stupéfaction des milliers de spectateurs présents à Furiani sont retranscrits en direct à la télévision. .
Après le bruit sourd, le silence, les cris.
Les hurlements, les plaintes des centaines de spectateurs juchés sur la tribune réduite à l'état de tubes métalliques et de tôles froissées, pliées, résonnent sur la pelouse de Furiani.
Les images sont insoutenables.
Les corps allongés sur le sol montrent à des millions de téléspectateurs l'ampleur du drame que vit la Corse.
Le bilan définitif de la catastrophe de Furiani est très lourd, il s'élève à 18 morts et 2357 blessés, dont beaucoup resteront handicapés à vie.


In fine di comptu a catastrofa di Furiani face 18 morti et 2357 stroppié grande pertita di sti stroppe fermeranu indicapati per a vita

28 ans après, on ne peut que respecter la mémoire de ceux qui sont morts et penser à tous ceux qui ont été touchés par ce drame.

Aucun match ne se jouera plus en France un 5 Mai