| ACCUEIL | SOMMAIRE | 1929-1930 |
| Ils s’entendent à merveille, les Kramer. Georges, Edmond et Auguste sont
en effet trois frères, tous internationaux suisses, et représentent près
d’un tiers des joueurs de champ de l’équipe de Montpellier ! Ils offrent une nouvelle fois une preuve de leur complicité en inscrivant en finale de l’édition 1929, face à Sète, les buts de la victoire ! Cette nouvelle édition débute par un coup de théâtre. Le joueur uruguayen du Red Star Orestes Diaz n’a pas renouvelé sa licence dans les délais réglementaires. Sa présence sur le terrain lors des trente-deuxièmes de finale (4-0 face à Cherbourg) entraîne la disqualification du club parisien, tenant du titre. |
![]() |
||
|
![]() |
||
| Boulogne, Dunkerque et Montpellier profitent de l’hécatombe des favoris pour réaliser leur première apparition en quart de finale. Au fil des tours, il se confirme que l’air de la mer semble indispensable pour réussir : Montpellier, Saint-Raphaël, Sète et Dunkerque parviennent en demi-finale. |
|
||
![]() |
Ce 5 mai 1929, sur la pelouse du stade Yves du Manoir à Colombes, les Sétois partent favoris. Les Vert et Blanc parviennent en effet pour la troisième fois en finale (1923, 2-4 face au Red Star ; 1924 : 2-3 face à Marseille). | ||
| Les frères Kramer ? Ils les connaissent bien. Georges n'a-t-il d'ailleurs pas déjà pris part à la finale 1923 sous le maillot sétois ? A l'abord de cette finale, celui-ci semble d’ailleurs mal en point, relevant d’une jaunisse, tandis que son frère Edmond se remet d’un claquage. |
![]() |
||
![]() |
Mais Auguste, qui a marqué à chacun des cinq tours précédents, inscrivant 12 des 22 buts de son équipe, est au meilleur de sa forme. “Titi” va une nouvelle fois en apporter une démonstration éclatante. Malgré le marquage serré du capitaine William Barrett, il réussit à ouvrir la marque à cinq minutes de la pause, en reprenant un centre de Branislav Sekulic, alias “Branko”. Sète se montre peu inspirée en attaque et c’est finalement Montpellier qui double la mise à quelques secondes du coup de sifflet final, cette fois par Edmond à l’issue d’un raid solitaire. |
||
| Sète s’incline pour la troisième fois en finale, mais tiendra sa revanche dès l’année suivante en éliminant Montpellier en quart (4-1) avant de s’imposer en finale. Dans les annales de la Coupe, seul Montpellier aura remporté le trophée en alignant trois frères. Plus récemment, les trois frères Hervé, Patrick et Daniel Revelli ont tous trois joué en première division. Patrick et Hervé sont d’ailleurs les seuls frères à avoir gagné ensemble à deux reprises la Coupe de France, en 1975 et 1977, sous le maillot stéphanois. |
![]() |
||
| HUITIEMES DE FINALE Dunkerque - La Bastidienne : 2-1 Boulogne - Amiens : 1-0 CA Paris - O.Lillois : 1-0 SO Montpellier - Mulhouse : 4-3 Rennes - Belfort : 3-1 Saint Raphaël - Stade Français : 2-1 Sète - Club Français : 1-11-0 Cannes - Arras : 3-0 QUARTS DE FINALE Saint Raphaël - CA Paris : 1-0 Dunkerque - Boulogne : 1-0 SO Montpellier - Rennes : 5-0 Sète - Cannes : 7-1 |
DEMI-FINALES SO Montpellier - Saint Raphaël : 2-1 Sète - Dunkerque : 2-1 FINALE le 5 Mai 1929 à Colombes SO Montpellier bat Sète : 2 à 0 (1 - 0) 25000 Spectateurs Arbitre Mr Gérardin Buts Buts : Kramer A. (40), Kramer E. (89) Les deux buts ont été marqués par deux frères, Titi et Emile Kramer. Montpellier Guillard - Olivet, Rolhion - Bousquet, Dedieu, Mistral - E.Kramer, Temple, A.Kramer, G.Kramer, Sekoulitch - Sète - Henric - Skiller, Chardar - Harrison, Barrett, Féjean -Boutet, Beck, Cazals, Dormoy, Galey - |
||
| Témoignage Pierre Hornus a joué la finale de la Coupe en 1931, sous les couleurs de Montpellier. Il était d'ailleurs le seul à n'être pas natif de l'Hérault. En 1929, jouant avec Mulhouse, Hornus croyait bien que son club allait réaliser l'exploit face au redoutable Montpellier. Blessé, il avait été contraint de rester dans la tribune. A ses côtés se trouvait un supporter montpelliérain très nerveux. "Mulhouse menait par 3-0 quand Mistral marqua un but de la tête et récidiva peu après. A 3-2 tout le public de Montpellier reprit espoir et mon voisin se manifestait plus encore. |
![]() |
||
| Brusquement, on vit l'Héraultais Sekoulitch jeter ses deux souliers qui
le faisaient horriblement souffrir. L'arbitre ne lui fit aucune remarque et Sekoulitch, galopant beaucoup mieux, réussit à marquer le but de la victoire. Par 4 à 3 Montpellier se qualifiait et pouvait ainsi gagner la Coupe (sur F.C. Sète 2-0). |
Mais j'étais tellement excité que je m'accrochais avec mon voisin, lui arrachant tous les boutons de son pardessus. Ce voisin était... Emmanuel Temple, président de Montpellier et ministre garde des Sceaux." |