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| La Sardaigne, dont la capitale Cagliari est une île très pauvre qui a
pour seule ressource le tourisme, a vibré entre les années ‘65 et ‘70 pour
son club historique et son joueur emblématique, Luigi riva dit Gigi. Il
est impossible de dissocier le plus important club sarde, le Cagliari Calcio,
de son joueur magique. Poster à la gloire de Cagliari calcio et de Gigi riva, l'emblème du club. Commençons d’abord par l’historique du club. L’aventure de Cagliari commença en 1920 avec la création du Cagliari Football club par Gaetano Fichera. Quatre années plus tard, le club fusionne avec l’Unione Sportiva Italiana et devient alors L’Unione Sportiva Cagliari. Le club trouvera sa forme finale en ‘70 et comme nom définitif Cagliari Calcio. |
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La seconde partie de championnat voit enfin le réveil de l’orgueil Sarde avec 34 points pris sur les matchs retours et une bonne septième place au final Les deux saisons suivantes, Cagliari est l’équipe qui prend le moins de but et Gigi Riva commence à s’illustrer en finissant ces deux championnats « capocannoniere ». La saison ’68 -‘69, le club se mêlera à la lutte pour le titre avec Florence et Milan, c’est finalement la « viola » qui l’emportera. Le sacre du scudetto, la récompense ultime pour un club italien, arrivera en 1970, dans le vieux Stadio Amsicora qui sera remplacé dés la saison suivante par le Sant’Elia avec des statistiques incroyables : seulement 2 parties perdues et 11 buts pris. |
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| Equipe du scudetto de 1970 : Enrico Albertosi, Mario Martiradonna, Giulio Zignoli, Pierluigi Cera, Comunardo Niccolai, Giuseppe Tomasini, Angelo Domenghini, NENÉ de Carvalho, Sergio Gori, Ricciotti Greatti, Luigi Riva. | Malheureusement le déclin du club vint rapidement après cette superbe victoire. Cagliari fut rétrogradé en ‘76, et fit un bref retour en série A durant les saisons ’79 et ’83, puis il redescendit inlassablement fleuretant avec la série C2 en ‘87. | ||
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Le retour aux affaires des « Rosso-blu » date de ‘89 avec la prise en main
de l’équipe par Claudio Ranieri, qui fit remonter la même année l’équipe
en série B. Cagliari retrouva la série A en ’90. Après quelques années
à lutter pour le maintien, ils arrivèrent pendant la saison 92 -93 à se
qualifier pour l’UEFA, allant jusqu’en demi lors de la saison 94, battus
par l’inter, futur vainqueur de l’épreuve. Le club fut à nouveau rétrogradé en ’96, remontant à chaque fois l’année suivante, mais n’arrivant jamais à se maintenir, jusqu’à leur retour en 2003-2004 sous l’impulsion de Zola, le régional de l’étape si l’on peut dire, lui qui est né à Oliena. |
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| Une bonne place vaillamment obtenue de douzième en 2004-2005. Un sauvetage de justesse en 2005-2006, l’année du retrait de Zola à la compétition, obtenu à la dernière minute par Suazo. Et enfin une décevante 15ème place pour cette dernière saison. Si le club arrive à se maintenir, c’est grâce à orgueil sarde et à la combativité insufflée par les tifosis, |
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| Les joueurs les plus récents à avoir endossé l’honneur sarde sur leurs épaules sont Zebina,
Patrick Mboma, Dely Vales et Francescoli pour les plus célèbres en France. D’autres fameux joueurs ont évolué dans ce club comme Muzzi, Maresca, Zanetti, ou encore Fonseca, surnommé coniglio (lapin) ou castora (castor) pour sa dentition. Mais aussi Dario Silva, récemment amputé d’une jambe à la suite d’un accident de voiture, qui se bat actuellement pour participer en tant que rameur aux prochaines olympiades. |
Les joueurs d’après guerre, ayant porté ce maillot et entendu l’hymne des tifosis « Cagliari Grande » dans l’antre de Sant’Elia, sont Albertosi doublure de Zoff pendant la coupe du monde de 70. Boninsegna aussi, vainqueur de plusieurs scudetti, ayant ensuite connu les plus grands clubs italiens comme l’inter mais celui qui restera à jamais gravé dans les mémoires sardes est Luigi Riva, l’emblème du club qui à fait vivre ce club et qui lui a offert ses plus beaux moments footballistiques. |
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qui déclara la phrase mythique « A Gigi Riva, il piede destro serve solo a salire sul tram ». Sa frappe de balle extraordinaire lui valu le surnom, que le journaliste Gianni Brera lui octroya, de « rombo di tuono » (roulement du tonnerre). Il porta le maillot de Cagliari de ‘63 jusqu’en ‘76 se dévouant entièrement pour son club à l’image d’un Totti, Del Piero ou d’un Puyol de nos jours. Pendant ces 12 années en série A, il inscrivit un total de 156 buts pour 189 match joués, il fut « capocannoniere » en ‘66-‘67(18buts), ’68 -‘69(20), ’69 -‘70(21). Les principaux titres qu’il a obtenus sont le scudetto de ‘70 et la coupe d’Europe avec l’Italie en ‘68. En finale contre la Yougoslavie lors du deuxième match, le premier s’étant soldé par un match nul, Gigi riva ouvrit le score dés la 12éme minute, l’Italie remporta ainsi son tournoi. |
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Son épopée avec la « nazionale » l’emmena jusqu’au mondial de ’70, que l’Italie perdit en finale contre le Brésil de Pelé. Son début de tournoi fut médiocre, il ressentait des problèmes de fatigue à cause de l’altitude et de la chaleur Mexicaine. Sa seconde partie de tournoi s’avéra meilleure avec 2 buts en quart et un goal superbe contre l’Allemagne de l’ouest. Avec l’Italie c’est aussi un record de 22 buts en 21 matchs pour un total dans sa carrière de 35 buts en 42 matchs, ce qui fait de lui à l’heure actuelle le meilleur buteur de l’histoire de la squadra azzura. C’est aussi 4 des 5 buts inscrits contre le Luxembourg en qualification pour le mondial ‘74, un record. Son nom fut souvent dans les palmarès du ballon d’or avec une 2ème place en ‘69 et une 3ème en ‘70. |
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Pour l’avenir du principal club de Sardaigne, il leur faut espérer trouver rapidement un nouveau joueur du calibre de Riva, capable de mener l’équipe en série A, mais qui aura aussi l’amour du maillot et qui surtout portera les valeurs insulaires de cette île à la culture forte que sont l’orgueil, l’honneur, la fierté et le courage |