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| Messine est située au nord est de la Sicile.
Elle est la ville la plus proche de la botte italienne et sera bientôt en lien
direct avec l’Italie continentale grâce au plus grand pont rail et route du
monde (3300 mètres) qui reliera la Sicile et la Calabre. Messine est le chef
lieu de la province du même nom et tient entres ses murs antiques l’un des
clubs les plus instables d’Italie comme nous le verrons. Le club de messine est crée en 1900 par Alfredo Marangolo. Le théâtre des aventures de l’équipe est d’abord le stadio San Ranieri, par la suite le club emménagera dans le stadio communale Giovani Celeste di Gazzi, nom d’un ancien président du club. |
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Puis enfin, le Celeste comme il était couramment appelé, prend le nom de San Filippo, il est actuellement le plus grand stade de Sicile mais aussi la 3éme plus grosse structure footballistique du sud de l’Italie derrière Naples et Bari. | ||
| La première partie des peloritani se joue en 1901 contre Palerme, le club est dirigé par l’entraineur-joueur F.L Padgett et perd pour son premier derby historique entre les deux clubs 3 à 2. À noter que l’équipe est composée majoritairement de joueurs anglais pour la simple raison que l’empire britannique avec l’efficace Royal Navy, effectue un contrôle maritime de toute la méditerranée pour assurer son commerce extérieure et notamment avec ses colonies. Ainsi en Sicile, en Espagne, à Malte ou en Grèce, l’implantation de citoyen britannique est massive, généralement pour but de sauvegarder le commerce maritime mais aussi asseoir une présence des concitoyens de sa majesté dans l’économie du bassin méditerranéen. C’est ainsi que des clubs comme Messine, Catane, Palerme et les compétitions siciliennes tels que la Whitaker cup ou Lipton challenge cup ont tous pour instigateurs des britanniques. | Le déclin de la présence britannique sur le sol Italien se fera pendant la période fasciste où Mussolini comprit l’importance stratégique de ne pas laisser aux britanniques l’omniprésence navale en mer méditerranée. Messine et ses supporters patienteront 3 années avant de prendre leur revanche sur leur rivale, victoire 3 à 2. Un nouveau derby se profile en 1905 lors de la finale de la Whitaker cup, Messine l’emporte par le score traditionnel qui sépare les deux équipes, 3 à 2. Les biancoscudati remportent ainsi leur premier titre mais surtout ancrent confortablement le foot dans les murs de la cité messine. |
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L’année 1908 est l’année noire pour Messine et le sud de l’Italie avec le terrible terremoto(tremblement de terre). Ce tremblement de terre d’une magnitude de 7.2 sur l’échelle de Richter causa la mort de 80 000 personnes sur une population de 130 000 rien qu’à messine. Ne touchant pas que la Sicile, la Calabre fut aussi touchée 1/3 de sa population trouva la mort submergée par le tsunami qui s’en suivit et qui ravagea familles et terres cultivées. Le sud de l’Italie dévasté, ses infrastructures civiles et sportives anéanties, c’est tout naturellement que le calcio fut mis entre parenthèses pour laisser place au deuil des familles et à la reconstruction | ||
| Celui qui relance le football dans la ville fut un anglais mister Barret. Jusque aux années 20, le club vit aux rythmes des derbys et des coups d’éclats. C’est à la fin du premier conflit mondial que le club trouvera sa première dénomination sociale, l’US messinese. A la même époque, on l’inscrit à la coupe fédérale, une compétition réunissant uniquement les clubs de l’ile. La saison 1921-1922, messine participe à son premier championnat de prima divisone ou massima divisione organisé par la Confederazione Calcistica Italiana, Messine finira 3éme. L’année suivante est celle de la fusion de la FIGC et de la CIC mais aussi celle des clubs de Messine, ainsi l’Umberto Messina se rallie à l’US Messinese ce qui engendrera l’US Messinese umberto. Le mois suivant cette fusion l’US Messinese Umberto avale son voisin du Messina Sporting Club, le tout ingurgité en ressort le Messina Football Club. Pourtant 2 ans après ces fusions, le club se refonde une nouvelle fois. Les joueurs prennent le pouvoir au sein du club et rétablissent le nom originel de l’équipe, l’US Messinese. A noter qu’à cette époque les Peloritani jouent encore au stadio Enzo Gareci. |
En 1925, le club se qualifie pour les demi-finales interrégionales de lega sud suite à victoire contre le sempiternel adversaire palermitain. Dans cette compétition contre des clubs d’Italie continentale, les Peloritani ne brillent pas, ils finissent dernier derrière l’Alba Roma, Cavese et le Liberty Bari. En 6 matches messine n’inscrira que 2 buts, une déception qui stigmatise la différence de niveau entre les équipes du continent et les insulaires, habitués à jouer entre eux sans vision extérieure sur le football en pleine évolution. Cette déconvenue entrainera une suite de mauvais résultats les années qui suivirent et brisèrent l’élan crée les années auparavant. Le fait le plus marquant de cette période est la cinglante défaite conte Palerme 7 à 1 dans une confrontation au sommet. Le club et les supporters reprennent confiance en 1929, où le club rate de peu l’accession à la série A, finissant juste derrière l’ennemi palermitain. S’en suivirent 6 années en série B, le club ratera à nouveau la montée en A en ‘35-‘36. Malgré la bonne volonté des dirigeants et la passion des tifosi, les joueurs ne parvinrent pas à éviter la série C en ’38. Le club pour cause de conflit mondial se retire en ‘41 du championnat. |
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Après guerre, 2 clubs subsistent dans la cité messine, Il Messina et il Giostra. En 46-47 les deux clubs unissent leurs forces respectives pour créer un grand club qui prendra le nom d’Associazione Calcio Riunite Messina. Repartit des étages inferieurs, les Biancoscudati gravirent les échelons à rythme soutenu. En ‘48-‘49 c’est l’accession à la série B suite à un match de barrage contre les voisins calabrais de Cosenza. On retrouve messine presque 10 ans plus tard en ‘62, cette année est la plus marquante de l’histoire du club, l’équipe gagne sa montée parmi l’élite italienne, chose que les tifosi attendaient depuis prés de 60 ans. |
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| Pour leur premier matche parmi l’élite, les giallo-rossi perdent contre
la Sampdoria de Gênes. Leur première victoire, les tifosi durent la patienter
jusqu’au 25 décembre et une victoire à domicile contre les bianco-rossi
de Lanerossi Vincenza, 2 à 0 doublé de Marcello Pagani. A la fin des matches
allés, le club pointe à une triste dernière place avec seulement 8 points
marqués. Au mercato hivernal arrive l’homme providentiel qui donne du poids
à l’attaque, le péruvien Benitez. Superbe joueur prêté par le milan, qui
régalera les tifosi et qui surtout redressera le club. Grace à un bon parcours
en deuxième partie de championnat les Peloritani sauvent leurs peaux lors
notamment d’un ultime match nul contre Modène. |
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Surnommé il professore, il entraina aussi la Tunisie, la Lybie et sévira aussi comme commentateur sur al jazzera de 98 à 2000 avant de partir redresser Gênes dans le calcio. Sa passion pour le foot aura raison de lui, lors d’un vif accrochage télévisuel avec le président du Genoa Enrico Preziozi, il fit un infarctus fatal. Le peuple des tifosi génois et peloritani, lui rendirent un hommage impressionnant. | ||
| Le joueur emblématique de cette période, avant de parler des autres, est évidemment Salvatore Schillaci dit « toto ». Il est à ce jour, le joueur cumulant le plus de match avec Messine et le second meilleur marqueur du club, 77 réalisations, derrière Ferretti (92 buts). Capocannoniere en ’89-’89, il explose sous les ordres de Zdenek Zedman. Malgré son peu d’expérience internationale, il est convoqué pour Italia ’90. Non titulaire au début, il s’impose avec la squadra azzurra et finit meilleur buteur du mondial avec 6 buts en 7 matches. En ’89 il quitte messine et s’engage avec la vieille dame de Turin, il y inscrit 15 buts en 30 matches et rajoute à son palmarès une coupe d’Italie et une coupe de l’UEFA. Passé ensuite à l’inter il ne s’impose pas mais marque quand même 13 buts en 30 parties. | ![]() |
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| Malgré tout son talent de finisseur, il ne parviendra jamais à se faire une place dans un grand club, il finira sa carrière au japon au Jubilo Iwata avec de vieilles gloires comme Dunga. En tant que premier italien et ambassadeur du calcio au pays du soleil levant, il score 56 buts en 78 matches. Souvent blessé, il arrête sa carrière en ’97. De retour au pays en ’98, il ouvrira une école de foot et restera dans l’anonymat médiatique. C’est à la suite de sa participation dans l’émission l’ « isola dei famosi » qu’il retrouva une présence télévisuelle. Avec cette participation où il montre au pays son tempérament typiquement Sicilien, il conquit le public avec son parler vrai. Grace à cette exposition dans une émission de télé réalité, il se voit confier les commentaires de matches sur sky ou dans l’émission « « quelli che il calcio » animé par Simona Ventura. Évidemment il est abonné à commenter les équipes siciliennes. |
On pourrait parler aussi dans cette équipe de série B de Caccia, Napoli ou Catalano, tous aussi important dans leur rôle respectif que Toto Schillaci. Dès la saison 86-87, le club est à 3 points de remonter an A. En ’88-’89 Zedman prend l’équipe, c’est un désastre malgré la révélation Schillaci, les giallo-rossi finissent a une triste 8éme place à la fureur des tifosi désabusés. S’enchaînent les saisons suivantes, une 14émé place, une 9émé place, puis une rétrogradation en C lors de la saison ‘91-‘92 qui enterrera le club définitivement. En ’92-93, la famille Massimino dépité par les résultats ne réinscrit pas le club dans le championnat, L’ACR Messina venait de vivre ses dernières heures. Le football à Messine survit d’une coté grâce à l’AS Messsina qui évolue pendant 3 ans dans le campionato nazionale dilettanti et d’un autre coté grâce au Peloro qui gagne le championnat d’eccelenza, c’est avec ce dernier club que le football Peloritani va se reconstruire. |
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De cette avance sur son rivale, la Peloro se refonde pour prendre le nom de Football Club Messina Peloro. Jusqu’en 2002, le club se met à franchir les différents paliers qui le séparent du haut niveau, cette année là Pietro Franza devient président du club et tente de relancer la passion du foot dans la ville en promettant la série A aux tifosi. 2002-2003, c’est le retour en série B et à la surprise de tous les commentateurs de la vie sportive italienne, les giallo-rossi gagnent après 39 ans de purgatoire leurs billets pour la série A. Le scepticisme des journalistes et des tifosi était du principalement aux problèmes que le club avait traversé en série B, changement d’entraineur et mercato qui bouleversa l’équipe. Ce mercato hivernal avait vu l’arrivée de l’attaquant argentin « el pampa » Roberto Bosa, du milieu Domenico Giampà, joueur besogneux et utile. |
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| Mais la vraie réussite des Biancoscudati aura été d’engager Di Napoli
auteur de 43 buts en 126 matches avec messine lors de son périple Sicilien,
les tifosi le baptisèrent rapidement « re arfu ». La saison qui se profilent en série A s’aborde avec les joueurs qui ont gagné la remonté du club soit Parisi, le « Roberto Carlos dello stretto ». Le gardien Pisan storari, futur vainqueur de la champions league avec le Milan en 2006-2007. Les nouveaux joueurs venant renforcer la squadra sont le brésilien Rafael en provenance de Fluminense, Donati au milieu et qui finira par s’exiler vers l’Ecosse, Zanchi en prêt de la juve, le gardien Grec Dimitrios eleftheropoulos, le serbe Iliev bon dribleur mais qui décevra les tifosi par son cruel manque de réalisme et surtout messine arrive à débusquer en prêt une star du football italien, un joueur en perte de vitesse et en quête de rachat, Nicola Amoruso. Appelé « Nick piede caldo », « Nick dynamite » ou encore « Nick faccio d’angelo », nicola amoruso reste à messine un an et ne marque que 5 buts en 22 matches. Loin de son niveau de la juve où il remporta 3 championnats et une super coupe, l’Amoruso de messine chercha son meilleur niveau toute la saison, chose qu’il n’atteindra jamais. |
Au début de la saison avec pareil recrutement, l’engouement pour la série A est à son paroxysme, on compte 25 000 abonnements. Avec cette attraction autour du club et cette passion, les joueurs se transcendent et obtiennent une 7éme place au championnat. En fin de la saison, des ennuis accablent pourtant le club. La toute puissante FIGC (Federazione Italiana Giuoco Calcio) qui à le droit de vie ou de mort sur les clubs italiens n’inscrit pas les peloritani au championnat pour des problèmes financiers. Après avoir épuisé tous les recours, les Peloritani obtiennent gain de cause devant le tribunal administratif régionale de la région Lazio, décision ensuite entérinée par le conseil d’état. La saison 2005-2006 commence mal pour le club, les tifosi doivent attendre la 10éme journée pour voir leur équipe gagner un match. A domicile, malgré un stade sicilien bouillonnant, les spectateurs attendront la 13émé journée pour voir l’équipe triompher sur ses terres. Le mercato hivernal véritable opération sauvetage s’organise. Malgré des investissements lourds, le président n’y peut rien, le club est au final sportivement rétrogradé en série B. Par chance pour lui, le scandale calcio poli éclate et ce Messine inconsistant et décevant toute la saison se retrouve juridiquement repêché en série A. |
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| La nouvelle saison débute par de graves problèmes entre dirigeants et tifosi,
ces derniers reprochant aux premiers leurs incompétences à gérer le club.
Sur le terrain, c’est Bruno Giordano qui prend le club en main, ancien
joueur et entraineur de Naples, il est surtout connu pour être un grand
ami du pibe de oro Maradona, avec pour point commun réunissant les 2 hommes
l’amour de la fête, des belles femmes, des voitures et de la belle vie
en générale. Il est aussi l’entraineur connu pour avoir prononcé la petite phrase visant les journalistes après une défaite de Messine contre la Regina : « di giornalisti di bar ». Les débuts à messine, 2 victoires en 2 matches à domicile et 2 nuls à l’extérieur, sont prometteurs. Ensuite les résultats deviennent plus que laborieux, 3 défaites et une 17émé place au classement. Giordano est logiquement remplacé par Alberto Cavasin. |
Au mercato on engage Rigàno dit « Rigagol », à savoir qu’il est consacré dans une chanson florentine aux paroles amicales à son égard : «Era un bravo muratore oggi è il nostro goleador, Rigagol. Avec ces changements le club ressent un léger mieux qui ne dure malheureusement pas, 2 défaites plus tard les Biancoscudati, se retrouvent en zone rouge. L’imbroglio sur le banc allait pouvoir commencer. D’abord on remercie Cavasin. Ensuite les dirigeants à la fureur générale des tifosi rappellent Giordano et l’ancien directeur sportif Valentini évincé plutôt lors d’une précédente fronde entre supporters et dirigeants. Après 4 parties et autant de défaites, Giordano est à nouveau remercié, remplacé par Bruno Bolchi dit Maciste, ancien jouer de l’inter et qui a pour particularité d’être le premier joueur panini à être sortie de l’imprimerie. Cependant il est trop tard pour qu’un miracle s’abatte sur Messine et les Peloritani redescendent inévitablement en série B. |
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En série B cette année, le club doit se battre pour survivre contre des équipes agressives taillées pour la série B et qui ne rêvent que d’une hypothétique montées en série A. Pourtant avec la qualité de l’effectif et l’engouement des tifosi autour du club, les giallo-rosso devraient rapidement retrouver l’élite du calcio italien. (Actuellement 10éme du championnat de série B) Cependant ces allers-retours entre la série A et B est préjudiciable à l’image du club, ainsi le club ne parvient pas à attirer de gros sponsors, ni de joueurs étrangers ou italiens influents et le pire de tout, il n’arrive plus à garder les jeunes talents siciliens formés au club comme Marco Materazzi formé chez les jeunes de messine et qui n’a pourtant jamais porté les couleurs giallo-rosso. |
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| Tous ces facteurs étant la base de la réussite dans le football moderne, les Peloritani doivent absolument changer leur politique au sein du club pour enfin devenir une place forte du football italien. Messine doit réussir rapidement sa mutation qui pourrait faire de lui, le grand club sicilien, italien et même européen que les tifosi attendent depuis plus de 100 ans. | A l’avenir si le club veut réussir à préserver l’engouement intact pour l’instant des tifosis, sa seule richesse, il devra se stabiliser sportivement à l’image de ses 2 voisins, Catane et Palerme, qui le dominent aujourd’hui. |