Florence, le charme Toscan

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Le football vit le jour à florence en 1898 sous les traits du Firenze-foot-Ball-Club. Cette première équipe ne suscita aucun intérêt dans la population qui la trouvait trop aristocratique, celle-ci préférant largement les parties traditionnelles de calcio-storico, le sport historique de Florence mélangeant dans une arène comme à l’époque des gladiateurs romains, rugby, boxe et football et qui oppose dans une lutte sanglante les différents quartiers de la ville. Certains historiens pensent ce sport ancêtre du football, les anglais très présent a Florence en aurait modifié par la suite le principe pour ainsi créer le football. La première équipe de football classique qui intéressa le peuple florentin fut fondée en 1902 par Italo Capanni, Mauro Meloni et Galluzi ; elle prend alors le nom d’Italia FC. Une année plus tard, le club Sportivo Firenze voit le jour mais son activité se limite au début au cyclisme et à des sports mineurs. Sous la pression populaire, une section footballistique va être crée. Le Firenze football Club nait en 1908 sous l’impulsion d’Oreste Gelli. Suite à une scission interne au Firenze Football Club, une partie de ses effectifs rejoint la Palestra Ginnastica Libertas, club multisports fondé en 1887 et qui vient récemment de créer une section football.
Les deux équipes jouent dans le plus grand parc de Florence qui s’étend sur 16 hectares, le « parco delle Cascine ». La particularité de ces deux équipes est qu’elles évoluent sur le même terrain, une simple corde servant juste à délimiter l’aire de jeu de chacun. En 1926, le club de la Palestra Ginnastica Libertas et le Club Sportivo Firenze sont les deux seuls à avoir survécu malgré des résultats plus que moyen en championnat, comme le relatent les différents articles de la Nazione, journal de Florence et sponsor historique du club. Au cours de l’année, les deux clubs organisent leur fusion, la Fiorentina voit le jour dans un bureau de notaire le 26 aout 1926 ; le président autoproclamé fut le marquis et fasciste Luigi Ridolfi et l’entraineur choisi Karoly Csapkay, les couleurs du club seront celle de Florence le rouge et le Blanc, et c’est à cause d’un lavage raté que le club prendra plus tard comme couleur le violet.
Cette fusion du point de vue sportif eu pour but d’améliorer le club financièrement mais vient surtout d’une décision politique. A cette Période noire en Italie, le parti fasciste au pouvoir encourage les équipes à unir leur force et ainsi éviter la division du pays, de nombreux clubs ont vu le jour ainsi comme l’US Bari né de la fusion entre l’Ideale et le FC Bari ou l’AS Roma fruit de l’Alba Audace, de la Fortitudo Pro Rome et de la Roman ou encore d’autres club comme l’Inter ou le Napoli. Le nouveau club de Florence jouera quatre années en série B. Il acquit la montée en série A lors de la saison 1930 – 1931, et des joueurs comme Bruno Ballante (surnommé « il gatto magico » grâce à ses arrêts félins) rejoignent le club qui commence à gagner en popularité. Malgré une première saison au plus haut niveau contre des adversaires coriaces comme la Juventus, Rome ou Bologne, Florence arrive à accrocher une étonnante 4éme place pour sa première aventure parmi l’élite. Florence connaît cette même année son premier joueur sélectionné avec la squadra Azzurra, Alfredo Pitto, mais la star de l’équipe est un Uruguayen acheté 2000 lires au Nacional Uruguaino, Pedro Petrone surnommé « l’artillero » ; médaillé d’or aux jeux olympiques d’Amsterdam et récent vainqueur de la coupe du monde avec la Céleste 
IL a aussi la particularité d’avoir inscrit 11 buts lors du même match. Plus marrant, il défonça la vitre par un shoot puissant d’une villa voisine du stade lors d’un entrainement. Malgré un salaire de 2000 lire par mois, le buteur uruguayen s’enfuit en pleine nuit le 24 mars 1933 et regagne l’Uruguay à cause de problèmes avec l’entraineur et d’une amende de 2000 lires infligée par le club pour son comportement.
Cette année à la cime du football Italien fut aussi importante question infrastructure, un stade sortit de terre, le projet monté par le marquis fasciste Luigi Ridolfi prit évidemment le nom d’un militant fasciste décédé, Giovanni Berta. Il fut inauguré par une rencontre entre la Fiorentina et L’Admira Vienna, victoire 1 – 0 de Florence but de Petrone, notons que le ballon du match fut largué d’un avion piloté par le Florentin Vasco Magrini, spécialiste des acrobaties aériennes.
Après guerre, le stade fut rebaptisé le « comunale ».
C’est en 1991 qu’il trouva sa dénomination actuelle : on le baptisa Artemio Franchi, nom d’un dirigeant de l’influente Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC) originaire de Florence. Dans cette période trouble d’avant guerre, florence devint au fil des années un club du haut de tableau du championnat Italien mais remporta seulement une coupe d’Italie lors de la saison ‘39-’40 contre le Genoa.
Le président Enrico Befani, un important industriel du textile d’après guerre, investit beaucoup pour former une grande équipe capable de jouer le titre. Durant la saison ’55 –’56, le premier Scudetto s’offrit à Florence, les artisans de ce succès se nomment Miguel Montuori, un attaquant argentin d’origine Italienne (de Sorrentina précisément), un Brésilien, Julio Botehlo dit julhino, recruté après le mondial ’54 qui alliait le génie Brésilien et la puissance des joueurs européens (à cette époque il était considéré comme l’un des meilleurs à son poste), et enfin un jeune gardien, Guliano Sarti, qui fut ensuite transféré au grand inter de l’époque dirigé par Hellenio Herrera.
Un grand entraineur officiait aussi à florence, Fulvio Bernardini, appelé docteur ou professeur par les tifosis du fait qu’il était diplômé en science économique. Cet entraineur a pour particularité en tant que joueur d’avoir commencé dans les buts et d’avoir quitté ce poste pour jouer au milieu de terrain suite à une défaite avec son club de la Lazio à Naples où il en prit quatre (4-2). C’est ce même entraineur qui après une victoire de son équipe de Bologne, 7 à 1 sur Modène, déclara « cosi si gioca solo in paradisio ».
Les statistiques du club sont impressionnantes cette année là : Florence remporta son scudetto en arrivant à la dernière journée invaincue, mais le titre étant déjà acquis et la fête ayant déjà été célébré le dimanche précédent, ils perdirent cette dernière journée sans enjeu sur le terrain du Genoa (3-1).
Suite à son titre, la Fiorentina joue la « défunte » coupe des champions, remplacée depuis par la ligue des champions. Florence brille dans cette compétition et arrive en finale, elle est la première équipe italienne en finale de la champions league.
En finale, elle croise le chemin du Real de Madrid de Di Stefano, l’italien de Naples immigré en Argentine naturalisé ensuite Espagnol, la viola perdit la partie 2-0 mais ce qui marque surtout le match c’est l’arbitrage tendancieux qui offrit un penalty gratuit au Real.
Les quatre années qui suivirent le titre de champion de 55-56 se soldèrent par quatre secondes places consécutives en championnat. En ’60-’61, Florence devient aussi le premier club à gagner la coupe des coupes contre le puissant favori de l’époque les rangers, 2 à 0 à l’aller puis 2 à 1 au retour.
L’année suivante ils retournèrent en finale et retrouvèrent un autre club de Madrilène, l’Atletico, à l’inverse de la saison précédente ils perdirent en finale. Cette même saison ’60 – ‘61, ils accrochent à leur palmarès, une seconde coupe d’Italie.

En ’65-‘66, Florence ajouta deux lignes supplémentaires à son palmarès : d’abord la défunte coupe mitropa qui s’était refusée à eux en ’64-65’ et qui se refusera encore à eux en’71-’72 et enfin une nouvelle coupe d’Italie.
Le second Scudetto arriva lors de la saison ’68-’69, Florence partit très doucement en championnat accumulant les matchs nuls. La suite du championnat s’avéra bien meilleure. Au final, florence ne concéda qu’une seule défaite contre Bologne et alla chercher son titre finalement à Turin chez l’ennemi, la Juventus. Cette saison ’68-‘69, une des meilleurs du club au point de vue des titres, ils gagnèrent aussi la toronto Cup. De cette équipe aucune individualité marquante, la force du groupe réside dans le travail mené de main de maitre par le technicien Bruno Pesaoloa qui réussit à créer un groupe solidaire et à mettre en place un bloc équipe efficace
Le début des années 80 n’est pas extraordinaire pour Florence. Hormis une coupe d’Italie en 75, le club ne brille pas par ses résultats. On mise sur l’avenir en formant des joueurs comme Desolati ou Giovanni Galli. On recrute aussi des jeunes joueurs comme le prometteur Vincenzo Guerini dont la carrière fut brisée à 22 ans, conséquence d’un accident de la route.
Plus tard en ’84, florence achète Socrates, il fut la plus grosse désillusion des supporters florentins marquant seulement 6 buts et retournant dés l’année suivante pour le Brésil. A savoir que quelques années plus tard il déclarera que le football Italien était une vaste escroquerie, qu’on lui demandait de lever le pied pendant le match et de ne surtout pas marquer chose qu’il réussit parfaitement comme le montre ses statistiques à la Fiorentina .
L’autre joueur sur lequel le club misait beaucoup d’espoir se nommait Giancarlo Antognoni. Florence avait réalisé un grand coup en transférant ce joueur D’Artigniano un club satellite du Torino. Antognoni devint rapidement l’idole des tifosis avec son jeu élégant, jouant la tète haute, relançant parfaitement et ayant une vison du jeu extraordinaire.
Dans ses débuts, on le compare d’emblée à Rivera en plus athlétique ; son transfert à l’époque avoisina les 435 millions de lires. On aurait pu baptiser cette artiste le Michel-Ange ou le Donatello du ballon, mais ce qui le définit le mieux, c’est la réflexion que l’un de ses coéquipiers prononça à son égard et qui marque à jamais son image «  il ragazzo che gioca guardando le stelle ». Pour les tifosis son surnom -c’est dire sa popularité- fut Antonio ; il devint au fil du temps capitaine et symbole de son équipe. Sa carrière et sa vie aurait pu s’achever en ’81 lorsqu’il fut victime d’une fracture du crane, lors d’un contact avec le gardien du Genoa, Silviano Martina. Il retrouve malgré tout la compétition et dispute le mondial de’82. Malheureusement, 3 ans plus tard, il se blessa à nouveau gravement, fracture du tibia-péroné à la suite d’un choc avec un joueur de la Sampdoria.
A sa rentrée avec le club de Florence, il connaît des problèmes avec l’entraineur de l’époque Aldo Agroppi qui lui préfère le jeune Onorati.
L’entraineur ira jusqu’à se faire agresser par les tifosis mecontent de ses choix. En ’86 – ’87 lors de sa dernière saison, il est aux commandes d’une équipe composée de jeunes tels que Ramon Diaz, Berti, Di Chiara, Baggio, Gelsi, rocchigiani, et d’anciennes gloires comme Gentile et Maldera. Ils finirent 10éme au classement et Antognoni passa le flambeau à un autre joueur extraordinaire, Roberto Baggio. Il fit une dernière saison professionnelle à Lausanne et organisa son jubilé en ’89 à Florence devant 35 000 tifosis déchainés. Il marqua 61 buts pour 341 matchs avec la viola et remporta une coupe d’Italie contre le Milan. Il porta le maillot de l’Italie à 73 reprises, ce qui fait de lui le joueur ayant porté le plus de fois le numéro 10 pour l’équipe d’Italie. Il marqua 7 buts avec la nazionale et gagna le mondial en Espagne. Sa meilleure partie avec l’équipe d’Italie fut certainement la victoire contre le Brésil (3-2) où il marqua le but du 4-2 injustement refusé. Il ne jouera pas la finale à cause d’une blessure. En tant que dirigeant, on peut mettre à son crédit l’arrivée de Rui Costa ou d’entraineur comme Malesani ou Fathi Terim du coté de Florence.
Revenons au club de Florence. Son palmarès aurait pu s’agrandir en ’82, florence jouant le titre avec la juve. Des décisions arbitrales changèrent la donne. On accorda un penalty douteux à la juve et on refusa un but valable à Florence lors de la dernière journée, la guerre entre juventini et tifosi de la viola été déclaré, la célèbre phrase des supporters florentins résument à elle seule la frustration et leur état d’esprit du moment : « Meglio secondi che ladri ».
La suite entre la juve et la viola se poursuivit sur la scène européenne avec une finale de l’UEFA complètement italienne qui oppose les deux clubs en ’89-’90. La juve l’emporta 3 - 1 à l’aller avec un arbitrage que certains diront scandaleux de l’espagnol Soriano Aladren, le match retour se déroula à Avellino suite à la suspension du terrain de Florence, le score 0-0. La fiorentina perdit donc la finale mais réalisa tout de même un parcours magnifique en éliminant l’Atletico Madrid de Futre, Sochaux, Auxerre, Kiev et le Werder de Brème.
En 1990 la famille Pontello, propriétaire du club décida de se séparer du nouveau bijou du club, le prodige Baggio. Si Antognoni était le Michel-Ange ou Donatello du club, Baggio était sans nul doute, le Leonard de Vinci de Florence, capable de créer, de marquer des buts improbables dans toutes les positions, d’organiser, de construire une action, un artiste complet que le monde ne tarda pas à découvrir
Arrivé à Florence avec un problème au genou, le club décida de le conserver quand même, à raison. Son premier but, sur penalty, fut contre le Napoli de Maradona, qui fêtait ce jour là le premier scudetto de Naples. La saison suivante, lors de la première journée, florence se rend à milan ; il inscrit alors deux buts et l’Italie commence à voir en lui sa nouvelle merveille. Il fut transféré à la juve en 90 pour 18 milliards de lire, un record à l’époque. Dans ses années avec la viola, il inscrivit 55 buts en 135 parties. Les supporters crièrent leurs colères aux dirigeants de vendre le plus beau blason de la ville et surtout à l’ennemi de Turin, les supporters florentins allèrent jusqu’à manifester leur mécontentement à Coverciano où s’entrainait l’équipe d’Italie pour le mondial, créant de nombreux troubles dans la préparation au mondial. Cette vente attisa encore plus la rivalité entre supporters de la vieille dame et de la viola. Baggio brilla donc d’abord avec la juve où il inscrivit 116 buts en 201 rencontres, accrocha à son palmarès un Scudetto, 1 coupe d’Italie, 1 coupe UEFA, à titre personnel il reçu 1 ballon d’or, un onze d’or et la récompense du joueur FIFA de l’année.
Ensuite, il passa au milan, non sans difficulté, il marqua quand même 19 buts en 67 matches, ajoutant à son palmarès un Scudetto. Il partit ensuite pour Bologne ou il marqua encore 23 buts en 33 parties.
Puis un passage à l’inter ou il scora 15 buts. Il finit sa riche carrière à Brescia en inscrivant 46 buts pour 100 parties disputées.
Bouddhiste convaincu, Baggio brille par son calme, bien que sur le terrain il fut l’un des meilleurs accélérateurs de jeu au monde, comme le prouve ses campagnes avec l’Italie. Avec la squadra azzura, son aventure commença en ’88. Il participe évidemment à l’aventure d’Italia ’90, l’entraineur Vicini ne lui fait pourtant pas confiance et il fait seulement son entrée au cours du troisième match, ce jour la il inscrit le plus beau but du mondial contre la Tchécoslovaquie en dribblant la moitié de l’effectif adverse enchainant feintes et crochets.
Malheureusement pour l’Italie, l’entraineur lui préféra en demi finale Vialli, pas transcendant sur ce mondial, mais il le fit tout de même entrer à la 73éme minutes ; il parvint à accélérer le jeu mais sans réussite ; il tira malgré la pression, le tir au but lors de la séance fatale et le marqua. Le mondial Américain qui débute en’94 fut un festival Baggio. Pas très en forme en début de mondial, il monte progressivement en rythme et qualifie l’Italie, avec l’aide d’une ossature Milanaise quasi intraitable (Maldini, Baresi, Costacurta, Donadoni et Pagliuca dans les cages), jusque la triste finale emporté par le Brésil sur un penalty. En effet, encore aujourd’hui, beaucoup d’italiens ne peuvent réaliser comment un joueur aussi fin, habile, capable de tirer des coups franc de folie a raté ce jour là son penalty à l’image d’un Platini ou d’un Trezeguet, tous de très grands joueurs qui eux aussi ont connu la malchance de rater un penalty en coupe du monde. Au mondial Français, on lui préfère la jeunesse de Del Piero, mais celui-ci blessé, Baggio débute le tournoi. Del Piero malgré son manque de compétition reprend sa place, on laisse entrer Baggio pour les fins de match. Sa dernière partie fut contre la France et il manqua à quelques centimètres prés de donner la victoire à l’Italie. Dans ce mondial il marquera tout de même deux buts, devenant ainsi, à égalité avec Paolo Rossi, le recordman italien des réalisations en CDM et le seul joueur Italien à avoir marqué dans trois mondiaux consécutifs. Dans sa carrière internationale il a marqué 27 buts en 56 parties disputées ; et en club, son total de but s’élève à 292 réalisations en 598 matchs. A présent il se consacre à sa famille, il possède une hacienda en argentine, il a récemment déclaré qu’il aimerait reprendre une activité dans le monde du football en tant que dirigeant.
De nombreuses propositions de la juve notamment ou du président Moratti de l’inter lui sont venues, comme entrainer les jeunes nerazzuri. D’autres le voient comme futur entraineur du napoli, club qui a souvent voulu le recruter en tant que joueur. Il est aussi ambassadeur de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture, organisme qui milite pour l’aide aux populations dans le besoin en contribuant à l’aide au développement agricole des pays sinistrés.
La séparation de Baggio en 90 avec Florence correspond avec le désengagement de la famille Pontello dans le club, qui le revendit la même année à Mario Cecchi Gori, producteur de cinéma et dont la Fiorentina était son club de cœur. Malheureusement son histoire d’amour avec le club fut brève, il mourut en’93 d’un infarctus. Une immense foule lui rendit hommage en participant à ses obsèques. Son fils prit le relais et la « mama » fut nommé président honoraire. Durant cette période le fils crée un engouement autour du club en engageant des très grands joueurs comme Toldo, Rui Costa, Andrei Kanchelskis, Effenberg, Chiesa, Edmundo, Anselmo, Robbiat et surtout celui que les supporters adoptèrent d’emblée le goleador argentin Gabriel Batistuta, rapidement surnommé Batigoal et qui scora 168 buts en 268 rencontres pendant ses 9 année passées à florence.
Niveau palmarès, l’ère Gori amena une coupe d’Italie en 96 et une supercoupe d’Italie en 2001, gagnée à San Siro contre milan (2-1) devenant ainsi la première équipe à s’emparer de la supercoupe sans avoir gagné le Scudetto.
En 1999-2000 la viola joue la ligue des champions et accède au deuxième tour en n’ayant au passage battu Arsenal (1-0) par un but de l’inévitable Batistuta, devenant ainsi la dernière équipe étrangère à gagner dans le vieux Wembley.
En 2002, le club finit 17eme et descend en série B. Cette année noire pour le club voit aussi s’ouvrir le procès de ses comptes devant le tribunal de florence. Le livre comptable est étudié et dans le même temps, les joueurs s’envolent pour renflouer les caisses. Batistuta, Rui Costa Toldo, Nuno Gomes, Mijatovic sont vendus au plus offrant. Dans la foulée de la descente, le club est rétrogradé en série C par la Federazione Italiana Giuoco Calcio(FGIC). A cause d’un trou de 22 000 000 d’euros dans les caisses, le tribunal de florence déclare la faillite de la Societa AC Fiorentina SPA.
Le renouveau de la viola se fera grâce à un trio, d’abord Leonardo Domenici, maire de Florence et homme politique de gauche, avec l’aide de son assesseur responsable du sport à florence Eugenio Giani à eux deux ils créèrent en aout 2002 la Societa Fiorentina 1926 Florentia, dont le nom devint par la suite Fiorentina Viola.
Grâce a l’intérêt porté par ces notables de florence la ville ne resta pas sans équipe de football. Enfin celui qui redonna vie financièrement au football florentin fut l’entrepreneur Diego Della Valle qui injecta une manne importante d’argent dans l’équipe. Il réussit à monter une équipe capable de remonter rapidement en C1, le capitaine de l’équipe n’est autre que Di livio et l’attaquant Rigano inscrivit cette saison là 30 buts. Le club retrouve en 2003-2004 son logo historique et son nom racheté par l’homme providentiel Diego Della Valle, cette même année le club gagne sur le terrain son accession à la série A. La saison 2004-2005 voit le retour en série A de la Fiorentina sous la houlette de l’entraineur Mondonico. L’équipe est constituée de nouveaux joueurs comme Miccoli, Obodo, Jorgensen, Maresca, Ujfalusi et Lupatelli mais aussi avec beaucoup de joueurs ayant participé à la montée de la C2 à la série A et qui n’ont pas le niveau du calcio. Les résultats sont ternes ; rapidement l’entraineur est remplacé par Buso qui lui-même fut remplacé par l’ancien gardien international Dino Zoff. A la limite de la relégation à la pause hivernale, le club voit arriver les renforts de Bojinov, Donadel et Pazzini, insuffisant cependant pour espérer briller dans ce championnat. Florence se sauve lors de la dernière journée contre Brescia.
La saison 2005 – 2006 s’annonce comme celle qui doit redorer le blason de la ville, un directeur sportif est nommé en la personne de Pantaleo Corvino, un entraineur charismatique est mis en place Cesare Prandelli.
L’effectif se retrouve modelé, Miccoli, Chiellini , Maresca, Obodo sont vendus. On voit arriver du coté de florence Pancaro, Fiore, Frey, Montolivo, brocchi, Pazienza et surtout un futur champion du monde, buteur de classe mondiale Luca Toni. La première partie de saison est excellente ; la viola se mêle à la bagarre pour les accessits européens.
À la pause, Toni est capocannoniere avec 16 réalisations ; il devient aussi le premier joueur de florence à réaliser un triplé avec la squadra azzura. En fin de saison, le club finit quatrième et se qualifie pour le tour préliminaire de la champions, Toni est capocannoniere avec 31 buts.
Malheureusement, le club se retrouve mêlé au scandale calciopoli et est donc exclu des coupes d’Europe, ainsi que condamné à 15 points de pénalités en championnats après maints recours devant la justice.
Avec 15 points de pénalités, l’équipe à du mal à se mobiliser. Les débuts de la saison 2006-2007 sont compliqués avec deux défaites, contre l’inter d’abord et ensuite dans le derby contre Livourne. Sur les quatre premières journées, le club n’enregistre qu’une victoire.
Notons que le club à l’inter saison s’est séparé de Brocchi, Fiore, Jimenez mais enregistra l’arrivée de Liverani, Blasi et Mutu venu relancer brillamment sa carrière. Grace à ces joueurs, florence se relance en championnat. Au mercato, le club s’attache les services du jeune Lupolli en provenance d’arsenal, font le chemin inverse Lobont qui va à Bucarest et Do prado partant pour la Spezia. Dans les matchs retours, la fiorentina se réveille, elle termine cinquième du championnat avec la meilleur défense 31 buts pris et la meilleur attaque avec 62 buts.
Cette saison s’annonce comme celle de la stabilité mais aussi celle des ambitions. Le club a cédé Toni au Bayern Munich, il s’est séparé aussi de Reginaldo mais à en revanche acheté beaucoup de joueurs prometteurs comme Federico Balzaretti, Anthony Van den Borre, Ondrej Mazuch, Tim Matavz.
Cette saison sera celle des jeunes avec Montolivo à la baguette, et surtout celle des deux buteurs lupolli (s’il reste) et le génial Pazzini, successeur désigné de Toni.
On annonce des noms clinquants comme Semioli, Huntelaar, Guiseppe Rossi, un coup médiatique a aussi été réalisé avec l’arrivée de Christian « bobo » Vieri.
Espérons que tous ces futurs joueurs de la viola suivront les traces de leurs prédécesseurs et enrichiront le palmarès de la fiorentina à l’instar de tous les illustres champions du monde passés par ce club Antognoni, Galli Graziani, Massaro, Vierchowod en 82, passarella en 86 ou plus récemment Luca Toni en 2006.