OM Olympique de Marseille

Championnat de France 2011/2012, Montpellier champion

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Quel final !

Le nom du vainqueur de la saison 2011-2012 de Ligue 1, Montpellier, n'a été connu qu'à 23h30 dimanche lors de la 38e et dernière journée du championnat.

La faute aux supporteurs auxerrois, dont la colère pour cause de relégation de leur équipe a longuement interrompu le match entre l'AJA et les Héraultais au stade de l'Abbé Deschamp
Pour être certains de remporter leur premier titre de champion de France, les Montpelliérains devaient dimanche soir faire au moins match nul à Auxerre ou, en cas de défaite, compter sur un faux-pas du PSG, 2e, à Lorient.
Or, la rencontre du PSG à Lorient s'est terminée sur une victoire parisienne 2-1, alors que le match de Montpellier était toujours interrompu. Un match qui a finalement repris peu avant 23h10, à 1-1, pour s'achever sur une victoire 2-1 des Héraultais, grâce à un but d'Utaka à la 75e minute. Une fin de rencontre que les Parisiens, à Lorient, ont suivi à la télévision. Au bout du suspense, le club de «Loulou» Nicollin est donc champion de France pour la première fois. Montpellier termine la saison avec 82 points devant le PSG, 79 points.
Au terme d'une soirée interminable, les quelque 20.000 supporteurs réunis place de la Comédie à Montpellier ont explosé de joie.

La place a été rapidement noyée dans un brouillard de fumigènes et les chants «Ici c'est la Paillade», quartier d'origine du club, ont été entonnés.

Pour les autres enjeux de cette ultime journée, Caen et Dijon accompagneront Auxerre, déjà condamné depuis le 13 mai, en 2e division. Les trois malheureux croiseront dans l'ascenseur Bastia, Reims et Troyes, qui grimpent en élite.
Enfin, il restait une place européenne à attribuer et c'est finalement Bordeaux qui jouera avec Lyon (vainqueur de la Coupe de France) et Marseille (vainqueur de la Coupe de la Ligue) en Europa League la saison prochaine.
L'évènement de l'été 2011fut bien sûr la prise en main du PSG par l'émir du Qatar.
Léonardo fut nommé Directeur Sportif.

"On a de l'ambition pour le futur et on cherchait quelque chose de différent pour le développement du club." Voilà comment le président du conseil de surveillance du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaifi, a expliqué les grandes manoeuvres qui ont débuté pour de bon au club parisien, avec la nomination du Brésilien Leonardo à un poste de directeur sportif, en même temps que la révocation de l'ancien président Robin Leproux.
Première étape, la confirmation du départ de Robin Leproux qui, selon des sources concordantes, a quitté la réunion après une petite heure de discussion assez animées.
"C'est une révocation de ma fonction de président", a déclaré M. Leproux à sa sortie.
"Ma première déclaration va au futur du PSG. Quand on vient au PSG pour son développement, on est de passage. J'ai essayé avec les équipes que j'ai dirigées de développer ce club et de travailler le plus sérieusement possible. Du fond du cœur, j'espère que l'équipe dirigeante aura un formidable succès."
La politesse était également de mise du côté du conseil de surveillance, et de M. Al-Khelaifi.
"Je veux remercier Robin Leproux pour le dur travail qu'il a accompli ici pendant deux ans", a-t-il expliqué.
"Il a fait un excellent boulot mais on a pris une décision difficile et trouvé une nouvelle structure", a indiqué le président du Qatar Sports Investment qui a acquis 70 % du PSG le 30 juin.
Les gardiens Nicolas Douchez (Rennes) et Salvatore Sirigu (Palerme), le défenseur Milan Bisevac (Valenciennes), les milieux Mohamed Sissoko (juventus), Blaise Matuidi (Saint-Etienne), Jérémy Menez (Roma) et l’attaquant Kevin Gameiro (Lorient) deviennent les nouveaux hommes forts du club.

Tout cela, pour la modique somme de 40 millions d’Euros.

Pour terminer, l’arrivée de l’Argentin Pastore devrait doubler la mise.
A la fin des matches aller, le PSG premier remplacera Kombouaré par Ancelotti, mais curieusement, laissera Montpellier devenir Champion.

Au Parc, score final 2-2.
Montpellier peut nourrir quelques regrets, produisant du jeu et menant au score dans les dix dernières minutes, avant finalement de concéder le nul en toute fin de partie.

La course au titre allait être riche en suspense.
Et l'OM dans tout ça.

Un quart de finale de Ligue des champions ne peut pas tout effacer. Malgré son très beau parcours en C1, l'OM ne peut pas considérer qu'il a réussi sa saison.
Dixième d'un Championnat qu'il dominait il y a encore deux ans, le club olympien a même vécu un enfer jusqu'au bout, en traînant comme un fardeau son incroyable série de douze matches sans victoire toutes compétitions confondues entre fin février et début mars.

Un record !
Résultat : les Marseillais ont signé le pire classement du club depuis la saison 2000-2001.
Il y a malgré tout une 3eme Coupe de la Ligue qui offre au club la Coupe Europa, un pis-aller.
L'OM a eu le bon goût d'utiliser à Sochaux un maillot très proche de celui de Montpellier, même si le noir se substitut au bleu foncé.

Ce maillot sera celui de la saison prochaine en Coupe d'Europe.

Espérons qu'il inspirera le club phocéen qui regarde avec jalousie le 13eme budget de Ligue 1 être Champion de France en battant tous les records.
Pour l'OM, l'habit ne fait pas le moine, peut-être pourrait-il retrouver des couleurs en jouant en blanc avec des chaussettes bleues, ça ferait rêver les plus de cinquante ans en pensant à Magnusson et Skoblar, les légendes Olympiennes.
Didier Deschamps a bien voulu faire un bilan de cette saison qui le laisse sur sa faim.
"Comme je l’ai dit : on passe d’un extrême à l’autre. Quand c’est bien, « c’est très bien », mais non ce n’est pas très bien. Quand c’est mauvais, « c’est très mauvais », mais ce n’est pas très mauvais non plus.
Je ne me suis pas interrogé par rapport à moi mais évidemment qu’il y a eu des jours et de semaines plus difficiles où avec mon staff on a essayé de trouver les solutions.
Après il y en a plusieurs, parfois ça marche, d’autres fois ça ne marche pas.
Ca tient à tellement peu de choses. Il est vrai que pendant cette période-là il y a un refrain qui est revenu souvent à propos du fait que l’on a du mal à faire du jeu.
"
"Ça n’a pas tout le temps était le cas. Faire du jeu, avoir plus le ballon, ça a été presque tout le temps le cas, toute la saison. Même quand on n’a pas été bien. On est passé à côté dans certains matches, on est aussi complétement passé au travers aussi. Ca, c’est une évidence, ou bien l’adversaire nous a été supérieur. Je pense qu’au final seul le résultat compte et je le revendique. On s’en rend compte et encore plus à Marseille, parce qu’avec le même match, poteau sortant, poteau rentrant, perdre 1-0 où gagner 1-0, tout ce qui peut en découler derrière avec les analyses, toute l’ambiance qui peut être créée, ça change l’ambiance au quotidien dans le travail."
"Ce n’est plus la même équipe qu’il y a deux ans mais le groupe que j’ai eu comptait des joueurs de très haut niveau. Il y a des joueurs de qualité, après il y en a certains qui ont découvert la Champions League cette année. Ils n’étaient pas habitués à jouer des matches au couteau aussi régulièrement. Ca prend du temps, il faut de l’expérience et quand l’équipe est en difficulté, c’est plus compliqué. Ceux qui ont un peu plus l’habitude doivent tirer le groupe vers le haut, mais ce n’est pas évident à gérer.
En tant qu’entraîneur j’apprends, tous les jours. Je ne dirai jamais que je sais tout. Je sais que je ne sais pas
."
Comment redonner vie à cette équipe ?

La réponse appartient aux dirigeants olympiens.

Mais leur priorité sera de s'assurer de la volonté de Didier Deschamps de poursuivre sa mission.

Au vu de cette dernière saison pénible, pas sûr que l'ancien capitaine des Bleus ne soit pas tenté d'aller voir ailleurs.

Une chose est sûre pour «DD» ou son successeur, il faudra faire avec une enveloppe limitée, loin des sommes proposées par le PSG, pour rebâtir.
Henri Stambouli, responsable du centre de formation de l’OM, confirme que le club va entrer dans une nouvelle ère :

« On a toujours acheté une trentaine de joueurs de très haut niveau, avec des exigences de résultats en permanence. C’était l’ancienne politique. Aujourd’hui, c’est terminé. On a enclenché le processus il y a deux ans. Avec la crise économique, le nouvel actionnaire (Margarita Louis-Dreyfus) a annoncé clairement que cette époque était révolue. »

Finalement, Deschamps quittera le navire, pour rejoindre l'équipe de France.

Bonne chance à lui!!!