OM Olympique de Marseille

Championnat de France 2009/2010, l'OM enfin

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Clap de fin !

La saison 2009-2010 s'est achevée le 15 mai dernier sur le sacre de l'Olympique de Marseille. Deux mois après avoir soulevé la Coupe de la Ligue au Stade de France, l'OM a cette fois brandi l'hexagoal. Champion au soir de la 36e journée, l'OM a savouré longuement le neuvième titre de son histoire, dix-huit ans après le précédent.
Cette longue attente méritait une belle fête et c'est toute une ville qui a célébré au Vélodrome puis sur le Vieux Port ce titre si longtemps convoité. Point commun et trait d'union de ces deux sacres, Didier Deschamps, joueur en 1992, entraîneur en 2010, a permis au
club phocéen de franchir le cap décisif.
Dauphin la saison dernière, l'OM a arraché son titre dans la deuxième partie de saison. Tandis que les Girondins, leaders à la trêve, connaissaient une deuxième moitié de saison cauchemardesque, l'OM alignait les succès et remportait le titre
devant l'Olympique Lyonnais et l'AJ Auxerre.
Equipe surprise de la saison, l'AJA achevait la saison avec 71 points, soit 16 points de plus que la saison précédente.
Le LOSC, malgré son record de points historique en Ligue 1 (70 points), échouait au pied du podium. Les Lillois disputeront l'Europa League en compagnie du Montpellier hérault SC, l'autre grande surprise de la saison.
Ce neuvième titre, trop longtemps attendu, couronne la belle saison de l'OM, enfin redevenu le maître du football français après des années de disette.
Vainqueurs de la Coupe de la Ligue avant de décrocher la couronne de champion de France, les Marseillais ont ainsi tourné la page de 1993 et de ce succès en Ligue des champions qui restait leur dernier fait d'armes depuis 17 ans. Même si les soubresauts n'ont pas manqué à la tête du club durant l'intersaison (départ du président Pape Diouf et son remplacement par Jean-Claude Dassier, décès du propriétaire Robert Louis-Dreyfus), ils doivent surtout leur retour au premier plan au travail entrepris par Didier Deschamps, à la tête de l'équipe depuis seulement une saison.
L'ancien capitaine des Bleus, arrivé en remplacement d'Eric Gerets, parti en Arabie Saoudite, a effectué un recrutement judicieux, mêlant joueurs à poigne (Heinze, Mbia, Diawara) et touche technique (Lucho).
Il a aussi pu compter sur l'efficacité jamais démentie de son capitaine sénégalais Mamadou Niang, en tête du classement des buteurs de L1 avec 16 réalisations, à égalité avec le Lorientais Gameiro.
Pour Didier Deschamps, pas de doute, tout a commencé au mois de juillet, lors des stages de préparation, quand son groupe a pris forme.
« Cela se joue déjà à ce moment-là, quand j’ai choisi les joueurs. Ceux qui sont restés, ceux que j’ai décidé d’aller prendre, parce que c’étaient ceux qui pouvaient me donner le plus de garanties, sportivement et humainement. »
A l’époque, le coach ne pouvait pas être certain du résultat de cette aventure, mais il estime que 60% du travail a été fait à ce moment-là.

Quelles ont été les dates clés du titre?


8 novembre 2009, Lyon-OM 5-5
Après la rencontre, on pouvait analyser ce nul de deux façons. Ou il s’agissait de deux points perdus puisque les Olympiens gagnaient 4-2 après avoir été menés deux fois au score. Ou il s’agissait d’un bon point pris, arraché même, dans les dernières secondes. On retiendra finalement la seconde analyse. Ce soir-là, l’OM montrait déjà qu’il ne lâcherait rien, surtout pas face à ses concurrents directs.
23 décembre 2009, OM-Auxerre 0-2
L’OM ne pouvait pas terminer l’année 2009 sur pire résultat. Sous la pluie, les Olympiens avaient été malmenés par les Auxerrois, surtout en raison de leur propre manque d’implication, reproché par Jean-Claude Dassier à la fin de la rencontre. « Je considère qu’on a fait une bonne première partie de saison, mis à part ce match qui nous plombe un peu tout, estimait Deschamps mercredi soir. Il m’a quasiment fait passer mes pires vacances de Noël… »
Du 3 au 6 janvier 2010, stage à Peralda
Ces quelques jours en Espagne ont permis au groupe de se remobiliser et de repartir sur de bonnes bases après la trêve hivernale. Ils ont notamment été déterminants pour Mathieu Valbuena. Peu utilisé dans la première moitié de saison, « le petit » deviendra un atout déterminant dans la phase retour. « J’ai su cravacher pour renverser la situation. Cinq mois plus tard, ce que je vis est quand même assez énorme ! » Un état d’esprit est né au sein de l’équipe durant ce stage.
30 janvier 2010, Montpellier-OM 2-0
« On a pris un grand coup sur la tête après Montpellier, cette défaite a fait très mal, on avait beaucoup de points de retard, indiquait Laurent Bonnart en début de semaine. Mais on a continué à travailler et on a été récompensés. Cela prouve que le travail et la persévérance paient ». Depuis, l’OM a enchaîné 15 matches sans défaite
18 mars 2010, OM-Benfica 1-2
Après un bon nul au match aller, l’OM s’est fait sortir de l’Europa League dans le dernier quart d’heure du match retour. Une cruelle désillusion, mais qui a servi les Olympiens par la suite, avec moins de matches à jouer et donc moins de problème de récupération. « Cette élimination contre Benfica nous permet certainement d’être champion de France aujourd’hui », estime le coach.
21 mars 2010, OM-Lyon 2-1
Sortis de la coupe d’Europe, les Marseillais se devaient encore plus de ne pas manquer ce grand rendez-vous. La décision s’est faite encore une fois en quelques minutes, à la rage de vaincre. « Trois jours après l’élimination, cette victoire nous a donné encore plus de confiance », indique Deschamps. Avec encore deux matches en retard, l’OM se plaçait ainsi parfaitement pour le sprint final.
27 mars 2010, finale de la Coupe de la Ligue, OM-Bordeaux 3-1
La victoire au Stade de France n’a rapporté aucun point en championnat, mais elle a offert à l’équipe un énorme capital confiance. Mettre fin à 17 ans sans trophée a joué comme un déclic psychologique. « Cette victoire nous a rendus encore plus exigeants, analyse Laurent Bonnart. Elle nous a donné encore plus faim. C’était une excitation supplémentaire ».

17 avril 2010, Boulogne-OM 1-2
La victoire, obtenue une nouvelle fois au mental, est venue clôturer deux semaines intenses et 15 points de plus au compteur. Pour le coach, « c’est là qu’on a vraiment fait la différence, sur ces 5 matches en 14 jours. On a réussi à prendre plus de points que de jours ! On a frappé un grand coup, qui nous a permis de prendre le leadership et de ne plus le lâcher jusqu’au bout ».
5 mai 2010, OM-Rennes 3-1Le match du sacre.
ll fallait gagner et ils l'ont fait.
Dans un stade-vélodrome archi-comble, les Marseillais ont dominé les Rennais 3-1. Alors que la victoire de Lille, plus tôt dans la soirée, avait maintenu un petit suspense, les Nordistes restant à 5 points avec deux matches à jouer, les Marseillais de Didier Deschamps ont su déjouer le piège rennais.
Après avoir ouvert le score dès la 4è minute, les Marseillais se sont fait quelques frayeurs avec l’égalisation bretonne.
Heureusement, Niang et Lucho ont offert un dernier quart d’heure de folie au Vél’.
Après 18 ans, il fallait bien encore un peu de suspense…